Nous avons, pendant de nombreux mois, écouté les gradignanais, porté un diagnostic sur les forces et les faiblesses de la commune, élaboré un programme détaillé et cohérent, rencontré des centaines d’habitants… et force est de constater que nous n’avons pas convaincu la majorité de nous confier la gestion de la commune pour les six années à venir.

La déception est grande, d’abord en raison des efforts engagés. Elle l’est surtout pour celles et ceux qui sont laissés au bord du chemin, ceux qui aiment Gradignan et voudraient y vivre autrement.

Naturellement, cette défaite nous interpelle. Nous devrons comprendre pourquoi un tiers des électeurs qui ont voté à gauche aux élections cantonales ont déposé un bulletin « Labardin » dans l’urne. Pourquoi ces 1 500 habitants « de gauche » n’ont pas osé s’engager dans une dynamique de progrès avec notre équipe.

Nous devrons agir, pendant ces six années, pour que le retard qu’a pris Gradignan dans plusieurs domaines ne s’aggrave pas, pour que la ville valorise beaucoup mieux ses atouts. Nous devrons convaincre qu’une autre politique est souhaitable. Nous ne renierons pas nos convictions, en dépit d’un contexte local favorable au pseudo-apolitisme. Nous soutiendrons les élus de la minorité municipale pour qu’ils portent avec compétence, courage et sérénité le débat au sein du Conseil Municipal, quelle que soit l’adversité.

Malgré la défaite et la difficulté de la tâche, les 3 590 voix qui se sont portées sur la liste « Gradignan Ensemble » seront notre moteur, notre source d’énergie. C’est avec vous et pour vous que nous nous engageons sur ce chemin semé d’embûches. C’est avec vous et pour vous que nous poursuivrons le travail engagé, porterons les valeurs d’équité, de solidarité pour ceux qui en ont le plus besoin et d’imagination créatrice.

Liste Gradignan Ensemble

Je voudrais, à l’avant-veille de ce premier tour, au nom de l’ensemble de mon équipe et en mon nom personnel, remercier tous ceux qui, parmi vous, nous  ont reçus chez eux, nous  ont encouragés,  ont dialogué avec nous  et qui sont venus écouter notre message. 

Le temps est passé très vite dans cette campagne riche en amitiés, intense en moments forts, efficace dans sons fonctionnement et dense en échanges et en rencontres.

Campagne riche en amitiés, tout d’abord. Les liens qui se sont créés entre les colistiers se sont tissés sur la base de convictions communes et sur la base d’un objectif commun, celui de rendre Gradignan plus belle, plus animée, plus solidaire, plus ambitieuse, plus inventive…   

Campagne intense car rythmée par des moments très forts, qui resteront, à jamais gravés dans nos mémoires. Ainsi, tous les grands ténors régionaux de la gauche (Président du Conseil Régional, Président du Conseil Général, Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Député de la circonscription…) ont fait le déplacement de Gradignan, à  la fois pour marquer leur engagement à nos côtés, mais aussi pour montrer que Gradignan ne peut plus avancer seule. Au-delà des grands élus régionaux, Ségolène Royal, en venant à Gradignan, en déplaçant de très nombreux Gradignanais, a montré l’enjeu formidable de l’élection municipale dans notre commune. 

Campagne efficace dans son organisation car nous avons joué collectif. En effet, au cours de cette période, chacun de mes coéquipiers a su trouver sa place, toute sa place. Je suis, en effet, persuadée que l’on est plus intelligent, plus efficace à plusieurs plutôt que tout seul. De plus, à aucun moment, nous n’avons perdu notre sang-froid, à aucun moment, nous n’avons versé dans l’outrance, et je m’en félicite. 

Campagne dense en échanges et en rencontres ; au cours de ces derniers mois, nous avons organisé douze réunions publiques (sans compter l’inauguration de notre permanence) ; nous avons été présents dans tous nos quartiers, soit au cours de réunions, soit en venant sonner à vos portes. Nous vous avons présenté notre projet, nous avons recueilli vos avis et vos doléances, mais aussi vos encouragements et votre soutien.  Une fois élu, sur la base de nos convictions, de notre projet et de vos analyses, nous agirons sans parti pris.

Nous avons mené, avec vous, une campagne heureuse…

 Anne-Marie Keiser

La campagne a offert de nombreux moments riches en amitiés, en dialogues et en espoirs. En voici un bref aperçu.


Gradignan Ensemble
envoyé par surfeurdijoncte

 Ce blog a permis les échanges d’idées, même s’ils ont parfois été un peu passionnés. Plus de 100 articles et près de cinq commentaires par article en moyenne, ont témoigné de la richesse du projet et la vitalité de la politique locale.

Dans le respect de la loi, aucun article ni commentaire nouveau ne sera publié sur le blog à partir de vendredi 7 mars à minuit, et jusqu’à la clôture du scrutin.

A bientôt.

Le conseil municipal de Gradignan désigne quatre représentants à la Communauté Urbaine de Bordeaux et  le Maire en devient Vice-Président.Le 9 Mars, vous voterez aussi pour désigner ces représentants et donc la majorité qui se dégagera à la CUB.   Parce qu’aujourd’hui beaucoup d’enjeux se situent à ce niveau, les 27 têtes de liste de gauche se sont engagées sur un projet pour l’agglomération de Bordeaux dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur le site www.cub-2014.net ou à notre permanence.  Voici quelques unes des principales propositions de cette ambitieuse et inventive plate-forme commune :

1. Achever la 3e phase du tramway (priorité au Sud et au Nord-Ouest) et lancer le projet de tram-train ;

2. Concevoir une politique de vélo-travail accessible à tous ;

3. Développer les nouveaux modes de transports collectifs de proximité ;

4. Tripler la production de logements abordables d’ici 2014 ;

5. Créer un dispositif d’aide à l’accession sociale à la propriété (Prêt Taux 0) ;

6. Créer un parc de 500 véhicules électriques en accès libre ;

 7. Bâtir une agglo campus, en articulant population de l’enseignement supérieur, zones d’activités high tech et grands espaces naturels ;

 8. Réduire l’empreinte écologique du territoire de la CUB : logements à basse consommation énergétique, réhabilitation du logement ancien… ;

9. Créer des antennes de proximité des services publics communautaires ;

 10. Créer une plateforme citoyenne d’agglo permettant d’avoir sur le net, sur son portable, des informations sur tous les services, tous les transports, les travaux… ;

11. Prévoir un « plan d’apaisement » à l’échelle de l’agglo (réduction du bruit, de la vitesse…) ;

 12. Devenir exemplaire en termes de concertation et financer les contre-expertises associatives ;

 13. Bâtir une agglo numérique : accès  «2 mégabits » garanti pour tout le monde, favoriser le FTTH (fibre à la maison) et le wifi sur l’ensemble de l’agglomération. 

Afin de finir de vous informer sur notre projet, mais aussi sur la plate-forme communautaire présentée par la gauche,  afin de dialoguer, à nouveau, avec vous, nous tenons ce soir, jeudi 6 mars à 20h30 à la salle de Saint Géry, notre réunion de clôture de campagne électorale. Nous vous y attendons nombreux. 

Anne-Marie Keiser 

Lisant le blog de Madame keiser, je découvre qu’un électeur cite mon nom.

Il est peut-être utile de rappeler certains faits. J’ai quitté le conseil municipal de Gradignan en 2003 parce que je n’approuvais pas, tant sur la forme que sur le fond, les changements entrainés par la démission de René Canivenc.

Depuis, je me suis abstenu de toute participation à toute forme d’action municipale. Par contre, je suis resté fidèle aux engagements associatifs qui sont les miens depuis de nombreuses années.

Animant une association à vocation sociale et humanitaire subventionnée par le Conseil Général, j’ai donc eu l’occasion de travailler avec Anne-Marie Keiser. Elle a suivi notre travail de très près, nous a défendu avec succès auprès des instances du Conseil Général. Elle a accompli ce travail avec constance et habileté, sans ostentation ni … parti pris.

Denis Ruggiu

Le site Internet de la Mairie publie actuellement une information concernant les habitants de la commune dont les habitations sont sinistrés suite à la « sécheresse » de l’été 2005. Le Journal Officiel du 22 février 2008 vient de reconnaître l’état de catastrophe naturelle sur la commune pour cet événement. Plusieurs dizaines de familles sont touchées.

Catastrophe naturelle, direz-vous : qu’est-ce-que les élus peuvent y faire ?

Poser une telle question c’est à la fois méconnaître les raisons, bien connues, de ces sinistres, et, surtout, le rôle des élus en la matière : agir pour prévenir les risques, et éviter de fâcheuses et coûteuses conséquences pour les administrés. J’ai alerté les élus à plusieurs reprises sur le sujet, dont une fois par un article publié en février 2006.

Lors d’une présentation faite par la municipalité sur son projet de P.L.U. en 2004, je me souviens de la réponse que M. Fabia, adjoint à l’urbanisme, avait faite à ma question concernant la prise en compte des risques sur la commune : « rien, puisqu’il n’y a aucun risque déclaré ». Comme souvent, sa réponse révélait, hélas, son ignorance flagrante des dossiers communaux (d’ailleurs, la commune est aussi recensée comme zone à risque pour l’incendie, comme chacun pourra le constater sur le site du Ministère de l’Ecologie http://www.prim.net ).

Il se trouve qu’en l’absence d’un Plan de Prévention des Risques établi sur la commune, et face à la répétition de ces sinistres (Gradignan avait fait l’objet de tels Arrêtés le 28 mars 1991, le 24 mars 1997, le 9 avril 1998, le 30 avril 2003, le 11 janvier 2005) des franchises ont été instaurées et leur montant est multiplié à chaque nouvel Arrêté depuis le premier janvier 2001. Avec trois Arrêtés publiés sous « l’ère Labardin », nous en sommes à 4 500 euros de franchise à la charge des propriétaires sinistrés ! Hélas pour leur pouvoir d’achat…

La modulation de la franchise cesse dès approbation d’un PPR sur la commune. La circulaire ministérielle enjoint donc aux maires de prendre leurs responsabilités. A Gradignan de prendre les siennes. Le minimum sera donc d’établir dans les meilleurs délais ce document.

On pourrait même ajouter que, comme le fait la Ville de Pessac en liaison avec des laboratoires universitaires, la commune pourrait en profiter pour jouer un rôle pilote dans une telle démarche, mais nous en reparlerons à l’occasion.

Denys Breysse

Dans son « Journal de Campagne » du 29 février, M. Labardin dénonce notre projet de télévision sur Internet. Il nous accuse de la vouloir dans un souci de « narcissisme », pour nous admirer lors du Conseil Municipal.

Répondons en trois points :

- rendre accessibles à tous les gradignanais les débats du Conseil Municipal nous paraît un acte essentiel pour la vie citoyenne. Pour des raisons diverses, il est rare que plus d’une dizaine de personnes assistent aux débats en direct. Ces débats seront ainsi accessibles à tous, archivés et consultables à tout moment. La transparence le gênerait-elle ?

- les habitants, leurs associations profiteront d’un outil qui améliorera leur lisibilité et leur efficacité. Après une phase d’apprentissage et de mise en route collective, chacun pourra, dans le respect d’une charte, mettre à disposition de tous les ressources qu’il souhaitera : reportages sur des expositions, extraits de spectacles, de manifestations sportives ou moments de convivialité. Cela permettra aux associations de faire mieux connaître leurs activités, d’attirer un nouveau public…

- la télévision profitera aussi à l’image de la ville, qui pourra l’utiliser pour sa communication auprès de ses partenaires et en faveur de ses actions (fêtes communales, actions des commerçants, initiatives des entreprises…). Elle sera un relais témoignant du nouveau souffle de Gradignan.

La télévision pourra à la fois diffuser en direct (mais pas de manière continue !) et servir de base d’archives vidéo pour la vie de la commune. M. Labardin dénonce les moyens nécessaires. Mais là encore, il est victime de sa conception verticale du pouvoir et de la communication. Au-delà de moyens techniques limités (un caméra, un serveur et une connection internet pour émettre) et de compétences de base qui sont déjà disponibles au sein du personnel municipal (et nous parions qu’ils ne manqueront pas d’être intéressés), il faut bien comprendre que l’essentiel du « travail » reviendra aux acteurs eux-mêmes : aux habitants de Gradignan qui feront vivre cet outil collectif.

« Personne n’ose se lancer sur un tel projet » écrit encore M. Labardin. Qu’il aille donc en discuter avec le Maire de la Blanquefort, Vincent Feltesse, qui a doté sa commune d’un si bel outil, pour le plaisir et dans l’intérêt de ses administrés ! Qu’il aille voir ce qui se fait à Barsac, commune de 2000 habitants ! Qu’il aille en discuter avec notre voisin, l’actuel Maire de Talence, qui l’inscrit dans son programme municipal !

Peut-être que la principale raison des réticences de M. Labardin, c’est tout simplement son comportement en Conseil Municipal : le rende visible à tous, voilà ce qui l’inquiète…

Denys Breysse

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Monsieur Labardin, je viens par cette modeste lettre vous informer que je ne voterais pas pour vous !
Certes, cela ne vous étonnera pas et ne changera pas le résultat final de cette élection municipale, mais je souhaitais vous donner les raisons de mon choix :

- si je suis de gauche, c’est pour les valeurs républicaine et humaniste qui s’en dégagent
Je suis respectueux du triptyque « liberté, égalité, fraternité » auquel j’ajouterais « solidarité et humanité ». Et Anne Marie Keiser me semble bien plus apte que vous à défendre ces valeurs essentielles
J’ai de nombreux amis qui sont de droite ! D’une droite qui a une autre conception de société, qui défend certaines valeurs qui ne sont pas miennes, mais qui le fait dans le débat d’idées, et de méthodes.
Ce n’est pas votre attitude.

Depuis plusieurs années, j’assiste aux conseils municipaux, dans l’espace public, lorsque que mon emploi du temps me le permet. Impossible pour l’opposition de prendre la parole sans être interrompu par vos sarcasmes ou ceux de vos proches adjoints, par les coupures de micro, par des refus de prises de paroles, par les contre-vérités encore et toujours et l’impossibilité d’aborder les nombreux sujets qui vous dérangent.

Dire que certains maires osent donner la parole au public en fin de séance ! A Gradignan nous en sommes à des années lumières (ou à quelques jours ?).

Et quel silence sur les gros dossiers municipaux !

Que craigniez vous ?

Qu’il y ait débats, échanges avec l’opposition et qu’ensuite en accord avec vos colistiers vous fassiez vos choix, Cela aurait été la démocratie puisque vous aviez la majorité.

Alors pourquoi cette attitude ?
Monsieur Labardin, rendons Gradignan à ses habitants. Donc votons Gradignan Ensemble. Votons Anne Marie Keiser

Merci de m’avoir lu.

—-
les autres membres de l’équipe

Nous voulons, avant tout, un Gradignan dynamique, solidaire, ambitieux, inventif et adapté au 21e siècle.

Il nous faut répondre aux défis qui se posent tant à l’échelle du pays qu’à celle de la planète : en matière d’investissement écologique, de diversification des modes de déplacement, d’insertion professionnelle, d’urbanisme, detechnologies de la communication, de promotion d’une vraie démocratie participative.

Nous voulons, aussi, protéger les gradignanais contre les effets des politiques actuelles. L’urgence est de lutter contre la précarité, contre l’insécurité, contre la dégradation de l’environnement. L’urgence c’est aussi de faciliter la réussite scolaire de tous nos enfants ; de garantir le droit au logement pour tous ; de promouvoir des services publics efficaces, proches des usagers; d’étendre la vie associative; de favoriser l’accès à la culture dans toutes ses dimensions.

Les gradignanais ont plus que jamais besoin d’avoir à leurs côtés des élus actifs, résolus à répondre à leurs difficultés et déterminés à engager la ville, notre ville, vers l’avenir. La gauche, partout où elle dirige une collectivité (communes, départements, régions) à montrer sa capacité à gérer, à innover, à imaginer, à apporter des solutions nouvelles (je pense à Angers et la CMU en 1997, je pense à la culture à Poitiers, je pense au Mans et à son exemplaire développement des modes de circulation alternatifs à la voiture, pas loin de chez nous, je pense à Blanquefort et au développement d’Internet, je pense à Pessac et à l’accueil d’entreprises innovantes…).

Nous voulons apporter des solutions nouvelles, réalisables à court et moyen terme, qui auront un impact réel et bénéfique pour notre commune.

C’est avec cette ambition d’innovation et de générosité que nous vous avons pensé notre projet pour Gradignan. Ce projet s’articule autour de trois axes. Nous vous proposons de bâtir avec vous :

- Une ville conviviale et solidaire ;

- Une ville inventive;

- Une ville qui respire.

Anne-Marie Keiser

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C’est depuis de la précédente campagne municipale, que je côtoie Anne-Marie. Si je la soutiens aujourd’hui encore, c’est parce qu’elle a une vraie capacité à rassembler les gens à travers des projets.

Ainsi, son action dans l’opposition municipale a été constructive et pertinente, ce qui lui a permis de fédérer toutes les sensibilités de gauche représentées à Gradignan. Cette liste d’union au premier tour est à mon avis emblématique de cette capacité à rassembler autour d’une ambition collective. Elle saura avoir le même rôle moteur dans une dynamique intercommunale avec des villes déjà à gauche comme Canéjan, Cestas, Pessac ou Léognan.

Gradignanais depuis mon passage à l’université, je sais à quel point dans ce domaine, la ville est trop repliée sur elle-même. Gradignan a besoin de quelqu’un comme Anne-Marie, avec sa connaissance du territoire, comme conseillère cantonale, et son expérience des dossiers intercommunaux, comme conseillère à la CUB, pour apporter de nouvelles perspectives à Gradignan.

Dans un secteur que je connais bien, celui des technologies de l’information et de la communication,
Anne-Marie se place dans une vision d’avenir pour les rendre accessibles à tous par exemple au service de la démocratie locale. C’est aussi sa capacité d’écoute et son exigence permanente de concertation qui me donnent toute confiance en elle.

Enfin, je sais d’Anne-Marie sa fierté d’affirmer les valeurs de gauche qui seront la base, comme elle l’a annoncé, d’un nouvel élan pour Gradignan.

—-
les autres membres de l’équipe

Gradignan est une des communes les plus endettées de la CUB, si ce n’est  la plus endettée. On peut prendre les ratios financiers dans tous les sens, ils disent tous la même chose. Ainsi, à fin 2006, ce sont plus de 15 années d’autofinancement qui étaient nécessaires pour rembourser la dette financière. Autre chiffre simple à comprendre, l’encours de la dette par habitant à Gradignan s’établit à 853 €, contre 612 € en moyenne dans la CUB; Gradignan se place ici en 25° position sur 27. Notre commune présente, et de loin, la situation financière la plus dégradée de la CUB.  Naturellement, dès notre arrivée, nous ferons réaliser un audit des finances communales sérieusement mises à mal par le recours à l’emprunt rendu nécessaire, notamment,  pour le financement mal assuré de notre indispensable médiathèque. Ainsi, à l’heure où les fonds européens disparaissent, le maire avait prévu, de façon totalement irréaliste, en dépit de nos avertissements, qu’ils permettraient de financer le projet de façon significative. Il  a vite déchanté. C’est la dette qui a permis de combler le trou. 

L’endettement associé à des dépenses somptuaires croissantes ont induit l’accroissement  inévitable des taux de la fiscalité communale (+2,08% en 2002, +2,59%  en 2004 et +2% en 2006), en dépit des engagements pris par la majorité municipale lors de l’élection de 2001 et en dépit, encore, de cette supposée « gestion en bon père de famille », revendiquée par le maire et par son adjoint aux finances.

Cette progression de la fiscalité communale se traduit par des charges de plus en plus lourdes pour les foyers de notre commune.

Ceci expliquant probablement cela, avec 912 € par an et par habitant (hors dépenses du tramway), entre 2001 et 2006, Gradignan est la 26° commune aidée par la CUB sur 27. Gradignan ne fait pas suffisamment entendre sa voix à la CUB.  

Nous voulons pour notre commune une gestion raisonnée, transparente et volontariste. Nous saurons notamment, assurer la pause fiscale et profiter des leviers financiers offerts par la communauté urbaine, le conseil régional, le conseil général et l’Europe, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Dernière minute

Sur son site, le magazine Challenges (http://www.challenges.fr/business/20080221.CHAP1023731/le_palmars_des_villes_les_mieux_gres.html)  classe la gestion des 873 villes de plus de 10 000 habitants :

Cinq niveaux sont proposés : Très bien, Bien, Moyen, Peut mieux faire, Doit mieux faire.

Le classement obtenu par  la ville de Gradignan est « Peut mieux faire », soit l’avant dernière position.

Anne-Marie Keiser

Gradignan possède un patrimoine historique et une identité verte forte. L’environnement que nous apprécions tant, est le résultat dans les années 1970, de l’implication résolue d’une association de riverains de l’Eau Bourde, de scientifiques résidant à Gradignan et de citoyens amoureux de leur ville, reprise par une politique municipale volontaire menée sur plusieurs années. Des promoteurs lorgnaient alors avec avidité notre commune.

Par ce bref rappel d’histoire locale, je veux dire à quel point les mobilisations citoyennes peuvent constituer une des fibres initiales d’un projet communal.
Mais l’identité culturelle de Gradignan ne peut se suffire à ce patrimoine naturel, historique et aux outils créés autour.

Aujourd’hui, les associations diverses gérées par des bénévoles généreux, permettent aux gradignanais de développer leurs centres d’intérêts personnels. Leur juxtaposition ne constitue pas un Projet Culturel de Ville. Un tel projet ne se décrète pas non plus. Il se développera en s’appuyant sur les structures existantes avec des impulsions nouvelles et complémentaires.  

Des gradignanais, jeunes, parents, grands parents, en association ou individuellement, sont porteurs d’une histoire, d’une culture, de goûts, de désirs, de valeurs, de questionnements, de talents, d’idées créatrices. Ils ne vivent pas dans un monde clos, veulent s’engager, être acteurs de leur histoire dans l’histoire collective. Il y a là, des patrimoines culturels humains à mettre en communication.

Pour mettre en place ce Projet, un médiateur culturel accompagnera la concertation et le dialogue avec les associations pour en dégager une cohérence, faire émerger des évolutions ou des créations de projets avec des lieux d’implantations adéquats.

Dans une deuxième étape, le comité culturel élaborera ses propositions qui seront soumises à la Commission culturelle municipale. La participation des associations aux événements organisés sera favorisée. Des représentants des jeunes seront présents à ce comité. Actuellement ceux parmi eux qui s’investissent avec passion et sérieux dans la musique se sentent les oubliés de la culture et vont voir ailleurs.

Culture et ouverture sont intimement liés. Gradignan, commune d’agglomération établira des partenariats avec les communes limitrophes pour accueillir et aller vers d’autres réalisations culturelles. Je pense au Festival du film historique à Pessac dont les scolaires peuvent difficilement profiter, au Festival de théâtre TANDEM avec Cestas et Canéjan, au festival de marionnettes Méli Mélo de Canéjan. Dans le domaine des Arts, du Langage, des Sciences et Techniques (avec la proximité de l’Université), les champs du possible sont ouverts.

La culture c’est aussi la communication au quotidien des gradignanais, d’autres aménagements locaux seront nécessaires pour la favoriser. Les salles de quartier serviront de lieu d’échanges entre résidents. Et pourquoi pas de lieu de fête et d’invitation : un quartier recevant les autres ? N’oublions pas le quartier Favard qui, s’il était réellement augmenté de plus de 400 logements, nécessitera certainement une structure socio-culturelle adaptée. Les associations ont aussi un réel besoin d’outils de communication qui seront étudiés avec elles. La télévision locale par internet peu coûteuse, présente déjà dans d’autres communes, sera mise en place assez rapidement. Elle n’est décriée que par les ignorants (journal de campagne N°2). Enfin les colonnes du journal municipal seront ouvertes à l’expression des associations.

Les cultures partagées tissent notre civilisation au présent.

Anne Banvillet

Le numéro 2 du “Journal de campagne” du maire sortant vient de paraître. En rentrant ce soir, je l’ai découvert dans ma boîte aux lettres. On y retrouve tous les ingrédients de la recette du numéro un. Ce sont principalement l’agressivité et la mauvaise foi. L’une et l’autre se teintent d’ironie, ici ou là. Le maire sortant y pratique la dérision et même l’attaque personnelle.

Remercions Michel Labardin de nous aider à faire campagne. Les électeurs détestent la caricature, veulent de la rigueur dans l’argumentation, souhaitent de la mesure et du sérieux dans les propos. Le journal du maire sortant est aux antipodes de tout cela. Comment les Gradignanais peuvent-ils accorder crédit à pareille démarche ?

Aussi incitons-nous monsieur Labardin à poursuivre son entreprise : elle encourage les électeurs à se détourner de lui. A quand le numéro trois ?

Jean-Paul Jourdan

A la vue de l’inventaire des équipements sportifs de la ville que dresse le maire sortant, je ne pourrais que me réjouir que Gradignan possède tout cela. Mais alors, d’où vient la grogne des responsables d’associations que nous avons rencontrés ? Ceux-ci sont-ils tous de mauvaise foi et ont-ils à ce point une totale méconnaissance de leurs propres besoins?

Je voudrais être positif dès mon premier paragraphe, mais comme certains responsables  associatifs me l’ont demandé, je me dois de commenter le tableau des équipements sportifs selon Michel Labardin.

Il y a, à Gradignan, 36 associations sportives dépendant d’une Fédération dont 7 clubs d’arts martiaux qui se partagent 3 dojos ; 2 clubs de foot, en ne comptant pas les Coqs Rouges qui possèdent leurs propres équipements. Ces clubs de foot se partagent 13 terrains ; enfin, 7 associations qui possèdent des équipements spécifiques non mutualisables.

Voilà donc comment de cette pléthore d’équipements, il ne reste plus, pour les autres associations sportives, que 3 salles à se partager. Je ne crois pas que nous rencontrons les mêmes dirigeants que M. Le Maire et j’arrêterai là mon commentaire.

  

Bien. Mais nous, qu’allons-nous faire si nous sommes élus ?

 Tout d’abord, nous allons recevoir, une à une, TOUTES les associations sportives pour faire un inventaire de ce dont elles ont besoin et de ce dont elles disposent.  Ensuite nous allons, en concertation avec ces associations, faire un audit des installations collectives et spécifiques, lorsqu’elles existent, en terme de normes fédérales et de sécurité correspondant à leur niveau de pratique sportive. Parallèlement à cela, nous allons rénover et réparer les équipements qui le nécessitent. Certains devront être totalement réhabilités. A ce sujet le maire sortant cite la somme de 580.000 € allouée à l’entretien de l’ensemble des bâtiments communaux.Combien de ces seulement 2% du budget de la ville vont à l’entretien des équipements sportifs ?   Comme vous l’avez compris dans mon commentaire, il y a un manque évident d’équipements sportifs collectifs couverts ce qui impose à plusieurs associations des horaires d’entraînement difficilement supportables lorsqu’on doit travailler ou aller à l’école le lendemain. Nous allons donc mettre à disposition des associations, en dehors des horaires de cours et en accord avec le Conseil Général et le Conseil Régional, la future salle de sport du Collège Monjous financée par le Conseil Général et la salle de sport du Lycée des Graves, équipement certes communal mais financé par le Conseil Régional. A ce sujet Michel Labardin, qui se dit en contact permanent avec les responsables associatifs, est donc forcément au courant de leurs difficultés.Pourquoi n’a-t-il pas encore pensé à mettre à leur disposition cette salle « municipale » ?  Vous avez aussi vu que notre programme est bâti autour d’un agenda 21 ce qui, pour nous, n’est pas un vain mot. Dans un agenda 21, il y a, à la base, la participation active de tous à la vie de la commune et donc aucune décision municipale concernant le sport ne pourra se faire sans concertation avec les associations. Nous allons donc mettre en place un vrai conseil sportif constitué de représentants de la municipalité et de représentants des sports collectifs et individuels de compétition, d’éveil et de loisir. Celui-ci aura à réfléchir aux améliorations à apporter en terme d’équipement, d’aide financière et de fonctionnement aux associations. Il devra aussi être un acteur incontournable de l’animation sportive collective de la ville, de la promotion du sport dans son ensemble, sans oublier le sport « hors club », et des talents sportifs gradignanais. Nous allons aussi, dans la future maison des associations, créer un lieu de rencontre, d’information et de mise en commun de moyens afin que les clubs soient, en partie, déchargés des tracasseries qui les empêchent de se consacrer entièrement à l’accueil de leurs adhérents. Nous allons aussi réfléchir ensemble à ce que pourra être un futur vrai service des sports avec des agents administratifs et techniques en nombre suffisant entièrement et exclusivement à la disposition de la vie sportive à Gradignan.

Sûrement que d’autres choses pourront se faire, mais cela ne se fera pas sans vous et sans vos propositions. 

J’espère donc que ces quelques lignes vont susciter des réactions et des réflexions et enrichir un débat sur la vie et l’animation sportive à Gradignan dont nous avons été privés pendant de trop longues années.

Le 9 mars, nous comptons donc sur vous pour qu’enfin nous puissions imaginer et vivre différemment notre passion et notre engagement sportifs.

 Jean-Marc Bonnefond

J’ai connu un style « Labardin » plus policé…

Aujourd’hui, il tourne à l’agressivité et à l’outrance. Les griefs pleuvent sur la candidate que je suis, sur son équipe et sur son projet. Désormais, il ne se passe plus un jour, sans qu’il ne publie sur son  blog de nouveaux articles qui sont autant d’exemples de la nouvelle attitude, de la nouvelle stratégie de mon opposant.

Elle est à la fois la marque d’une perte de sang froid et de la faiblesse du projet qu’il propose aux gradignanais.

Quand on n’a plus rien à dire, c’est à son adversaire que l’on s’attaque…Je regrette cette façon de faire ; j’avais espéré une campagne plus digne et plus dense en propositions alternatives aux nôtres.

Nous proposons un projet dense, ambitieux, solidaire et inventif pour Gradignan ; face à ce beau projet, nous ne trouvons que dérapages et contre-vérités grotesques et inefficaces.    

Anne-Marie Keiser

Segolene a gradignan

 

Encore une fois, nous avons créé un événement à Gradignan, au cours de cette campagne électorale.

Après la venue de Manuel Valls, Ségolène Royal était présente, aujourd’hui, à Gradignan, pour soutenir ma candidature, pour soutenir notre candidature.

Au-delà des encouragements qu’elle nous a prodigués, ses propos ont été fermes pour conspuer une droite toujours plus libérale. Elle a, fort justement, affirmé que l’élection municipale revêt un enjeu national; elle constitue une échéance politique décisive pour nous tous. C’est pour les français et les gradignanais le rendez vous de la vie quotidienne. Elle aura lieu dans un contexte de difficultés économiques pour le pays avec une croissance en panne et un pouvoir d’achat en berne. Elle a clairement affirmé que la droite au pouvoir, incapable de répondre à ces difficultés, a choisi d’opposer les citoyens les uns aux autres : salariés contre chômeurs, salariés contre retraités, Français contre immigrés ; de diviser le pays, banlieues contre centres villes, public contre privé, accession à la propriété contre logement social et réussite individuelle contre projet collectif.

Le rejet massif de cette politique pourrait bien avoir des effets décisifs à Gradignan, le 9 mars, dans cette ville où le maire a choisi le camp de la droite au pouvoir.  

Ségolène Royal était entourée d’Alain Rousset, de Gilles Savary, de P.Ducout et de B.Garrigou. La presse locale et nationale avait fait le chemin de Gradignan.

Ségolène Royal bénéficie d’une véritable ferveur populaire ; les gradignanais s’étaient déplacés très nombreux pour venir l’écouter, mais aussi pour m’apporter leur soutien. Leur gentillesse à mon égard, leurs mots amicaux sont des encouragements indispensables.

Il se passe, à Gradignan, des « choses » qui vont bien au-delà du frémissement et qui nous permettent d’espérer…pour qu’enfin « les lignes bougent » dans notre ville.

Segolene au local de campagne

Anne-Marie Keiser

NB: Faut-il que mon adversaire soit inquiet pour être aussi agressif, notamment sur son blog! Au-delà de l’inquiétude, il semble définitivement fâché avec les chiffres…Ségolène Royal est venu à Gradignan, hier. Elle  y est restée 35 minutes…

Les réunions publiques sont toujours une étape importante dans une campagne électorale.

Ce mercredi 20 février, les gradignanais étaient venus en grand nombre pour assister à la belle réunion que nous avions organisée. Cette présence importante est le signe de l’intérêt que les Gradignanais portent à ma candidature, à leur désir de faire « bouger les lignes » dans notre ville.

Tout au long de cette soirée, les messages d’amitié, de soutien et d’encouragement ont été nombreux; ils sont irremplaçables, dans ce contexte.

Plusieurs élus amis avaient souhaité me manifester leur soutien : les Vice- Présidents de la CUB, Max Guichard, Laure Curvale et son jeune Président Vincent Feltesse, mon amie Michèle Delaunay, tombeuse « nationale » de Juppé lors des dernières élections législatives et notre député Alain Rousset.

Vincent Feltesse, Président de la CUB a rappelé que le vote de Gradignan aura une influence sur le devenir de la CUB et sur le fait qu’une majorité de gauche et une majorité de droite ce n’est pas pareil ! Il a mis l’accent sur les avancées de la gauche (crédits multipliés par 13 pour le logement social, plusieurs centaines de millions d’euros récupérés en renégociant le contrat sur l’eau, politique de transports collectifs…). Il a rappelé la position de M. Labardin, systématiquement dans le camp de Juppé, y compris, récemment, pour refuser le budget 2008 et donc tous les projets communautaires, y compris celui des transports en commun, en dépit des promesses faites par le maire à Gradignan.

C’est à Alain Rousset qu’est venu l’honneur de conclure. Notre député et Président de région a souligné à la fois les atouts et le potentiel inexploité de Gradignan, en particulier dans sa relation à l’université et à l’innovation. C’est en expert qu’il s’est saisi de ces questions à Pessac et à la région et il a du apprécier notre programme sur ce volet, militant pour que le campus soit entouré d’une ceinture de villes innovantes… et de gauche !-

Un des moments forts de cette soirée fut celui où, à l’annonce de leur nom mes 34 colistiers m’ont rejoint sous les applaudissements du public. Cette équipe est unie, consciente des enjeux et de l’importance de convaincre, encore et encore…

Oui, la soirée fut riche, passionnée et heureuse. Il reste encore beaucoup à faire d’ici au 9 mars. Nous continuerons à proposer, à discuter, à argumenter sur la valeur et la cohérence de notre projet. Comme l’a souligné Michèle Delaunay, campagne heureuse rime avec campagne victorieuse. Et, il se trouve que nous menons une campagne heureuse !

S’il ne fallait retenir que deux messages de cette soirée, je retiendrais ces deux-là :

- Notre équipe a su faire naître une envie, un dynamisme collectif que l’on a senti autour d’elle toute cette soirée ;

- La mobilisation de tous amis présents ce soir là , montre que c’est dans une dynamique collective, avec les villes voisines, la CUB, le conseil régional et le conseil général que Gradignan aura les meilleures chances.

Anne-Marie Keiser

Ces dernières semaines, M. Labardin a été mis face à la réalité, que chacun peut hélas constater : celle de l’état pitoyable de nombreux bâtiments du patrimoine communal : gymnases, salles de réunion, locaux associatifs. Certains, comme à la MJC Malartic sont fermés depuis plusieurs années car ne respectant pas les règles de sécurité. D’autres font honte à leurs visiteurs, comme les salles de Cayac. Sa réponse ? Pas de réponses. Les faits sont tétus…

 Il choisit aujourd’hui de polémiquer en déplaçant le débat du terrain communal sur celui du Conseil Général. Dès lors il m’est difficile de répondre sans mélanger deux campagnes électorales que j’ai toujours voulu disjoindre, pour la clarté du débat et par respect pour mes concurrentes aux élections cantonales Anne-Laure Fabre-Nadler et Joelle Couderc. Cette perte de sang froid est révélatrice de l’inquiétude de mon adversaire quant à l’issue du scrutin municipal, mais aussi la vacuité de ses propositions. Le maire met en avant le fait que le Collège Mauguin est toujours en attente de rénovation. Cette rénovation est nécessaire, j’en suis convaincue. C’est pourquoi 5 millions d’euros ont été récemment votés par le Conseil général pour engager l‘opération. D’ores et déjà une pré-étude a été confiée à un cabinet d’architectes destinée à préciser le contour exact des interventions sur le bâti au regard des besoins et de la conformité pédagogique. Il faudrait, tout de même, que le maire de la commune se tienne informé. Une telle ignorance est navrante et même préoccupante de la part d’un premier magistrat.J’ajouterais simplement que, pendant mon mandat, la Conseil Général a lourdement investi à Gradignan, pour rénover totalement le Collège Monjous (pour un budget de 8 millions d’euros, investissement le plus lourd sur la commune depuis bien des années) et pour reconstruire la demi-pension du Collège Mauguin (pour un budget de deux millions d’euros). Le montant de ces dépenses est plus du double de celui revendiqué par M. Labardin pour l’entretien de l’ensemble du patrimoine communal sur les six années du mandat (580 000 euros en moyenne annuelle). La somme qu’il avance ne représente d’ailleurs qu’à peine plus de 2 % du budget communal… ceci explique sans doute cela. De plus, les travaux dans les deux collèges de la commune ont été programmés et menés à bien, alors même que le département compte plus de 100 collèges et que, démographie oblige, il en bâtit régulièrement de nouveaux.  

Ces éléments de réponse étant apportés, permettez-moi de replacer le débat sur le plan municipal. Mis face au constat objectif de ses insuffisances, mon adversaire verse dans une polémique agressive sur la forme et mensongère sur le fond. Puisqu’il revendique « Gradignan d’abord », que n’a t-il mieux pensé à Gradignan ces dernières années ? 

Quant à nous, si nous avons choisi de nous engager dans notre projet pour une programmation pluriannuelle de la réhabilitation du patrimoine communal, c’est que nous souhaitons aussi l’inscrire dans le cadre plus large d’une action politique communale éco-responsable, comme nous le détaillons par ailleurs. 

Comme dans toute collectivité dynamique et tournée vers l’avenir il faudra :

 -        s’engager dans une logique d’économie d’énergie (chauffage, éclairage, isolation…), faisant appel à des techniques innovantes, -        définir des objectifs de « qualité d’usage » pour chaque local, selon l’utilisation qui en est faite (les performances thermiques ou acoustiques, les caractéristiques des revêtements… dépendent des usagers – habitants, associations…- avec lesquels la concertation est indispensable),-        mettre les usagers au centre de cette réflexion (même dans des locaux en bon état apparent, comme à Saint-Géry 2, les conditions d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite sont réellement catastrophiques),

-        développer un « tableau de bord » des actions, où les priorités seront définies dans la transparence, selon des critères connus de tous.  

Ce programme d’action sera mis en oeuvre dans le cadre de l’Agenda 21, dont il combine les trois préoccupations : environnementales, économiques et sociales.

Anne-Marie Keiser

Samedi dernier, encore, nous étions nombreux, à quelques endroits passants de la commune (au marché, devant la poste ou les centres commerciaux…). Quel meilleur moyen en effet pour rencontrer les habitants ?  A chaque semaine ses messages…au rythme de la campagne. L’annonce des réunions de quartier, des soirées publiques, du programme ou de la liste.

  

Certains ne souhaitent pas prendre le document qu’on leur tend (ce matin nous avons même eu droit à un « Keiser, c’est pas français, çà… » !). D’autres s’en saisissent avec un sourire d’encouragement. Pour d’autres encore, le document devient prétexte à l’échange.

  

Une phrase ou deux pour faire passer un message, pour inviter à le relayer. Dire que non, malgré l’exemple désastreux que donne Sarkozy, « ils » ne sont pas tous pareils. Que chez les élus locaux, le souci d’agir pour tous doit être une priorité, que la proximité avec les électeurs doit permettre une expression plus directe… On sent bien que les habitants ont envie d’être partie prenante de la politique locale, d’être impliqués.

 
Et puis, il y a les hésitants, ceux qu’il faut convaincre. Il faut donc, dans le projet de notre équipe, trouver quelles sont les mesures auxquelles ils seront les plus sensibles, celles qui leur apporteront un « plus ».  Ce matin, par exemple, une dame âgée qui me dit d’abord « oh, vous savez, ce sera à pile ou face ! ». Il faut alors lui parler de transports collectifs à la demande, de proximité entre les générations, de services d’aide à la personne. Et les arguments ne manquent pas ; ils viennent naturellement, pour une raison toute simple : notre projet est POLITIQUE. Ce n’est pas une simple énumération de mesures accumulées sans logique sinon celle de n’oublier personne. Il est fondé sur des valeurs identifiées et partagées : solidarité, développement durable, démocratie participative. Bien entendu, personne n’est obligé de les partager, mais cette dame m’a quitté en disant : « je voterai pour vous ». Merci.
 

Anne-Marie Keiser 

Comme tous les candidats aux élections municipales, j’ai été sollicitée par l’APRIL, association pour la défense et la promotion des logiciels libres. L’APRIL a demandé aux candidats de s’engager à:

- développer et utiliser prioritairement des logiciels libres dans les services et lieux publics placés sous la responsabilité de la commune,

- accompagner cette initiative en sensibilisant à ces logiciels le public qui sera amené à en bénéficier.

Cette démarche nous a semblé naturelle, dans la logique de la « commune éco-responsable » que nous voulons faire de Gradignan et j’ai donc répondu favorablement. J’ai, d’ailleurs, initié la même action au Conseil Général de la Gironde. 

Je suis fière et heureuse d’avoir été l’une des premières candidates à prendre cet engagement. Mon nom voisine ainsi celui de Jean-Jacques Benoit (Pessac), Denis Baupin et Patrick Bloche (Paris) ou Martine Lignières Cassou, candidate de la gauche à la mairie de Pau. 

Bien entendu, le passage des logiciels commerciaux aux logiciels libres ne se fera pas en un jour. Il faudra respecter le rythme du renouvellement du matériel et celui de la formation des personnels. Nous respecterons ces rythmes en sachant que là comme dans d’autres domaines, notre action conduira à une réduction des dépenses de la commune. 

Anne-Marie Keiser 

 

Lien avec la liste des premiers signataires : 

http://www.candidats.fr/municipales2008/?action=liste_signataires&o_sens=DESC&o_date=1 

Lien avec le site de l’april 

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Pourquoi je soutiens Anne-Marie Keiser ?

J’ai rencontré Anne-Marie Keiser en 2001 dans un contexte professionnel. Rien à voir avec les Municipales !

C’était un contexte difficile et Anne-Marie a toujours su évaluer de manière objective les faits qui lui étaient soumis. J’ai apprécié son approche pragmatique, concrète, des problématiques. Surtout, elle a toujours gardé à l’esprit que derrière des chiffres et des décisions, il y avait des salariés et leur famille.

La même année, je m’installais à Gradignan, à Beausoleil. J’avais été mutée dans la Région un an auparavant. Je fus alors ravie d’apprendre que celle qui avait menée la liste de la gauche à Gradignan, n’était autre qu’Anne-Marie Keiser. Gardant le souvenir d’une femme rigoureuse et humaine, à l’écoute des autres, je ne pouvais que m’engager pour participer à ses côtés à l’élaboration d’un projet porteur des valeurs auxquelles je crois : la solidarité, la justice sociale, la démocratie participative.

Ma première impression n’a jamais été déçue et je suis convaincue qu’Anne-Marie possède les qualités humaines et les compétences pour réinventer la ville de Gradignan.

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les autres membres de l’équipe

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