Samedi dernier, encore, nous étions nombreux, à quelques endroits passants de la commune (au marché, devant la poste ou les centres commerciaux…). Quel meilleur moyen en effet pour rencontrer les habitants ? A chaque semaine ses messages…au rythme de la campagne. L’annonce des réunions de quartier, des soirées publiques, du programme ou de la liste.
Certains ne souhaitent pas prendre le document qu’on leur tend (ce matin nous avons même eu droit à un « Keiser, c’est pas français, çà… » !). D’autres s’en saisissent avec un sourire d’encouragement. Pour d’autres encore, le document devient prétexte à l’échange.
Une phrase ou deux pour faire passer un message, pour inviter à le relayer. Dire que non, malgré l’exemple désastreux que donne Sarkozy, « ils » ne sont pas tous pareils. Que chez les élus locaux, le souci d’agir pour tous doit être une priorité, que la proximité avec les électeurs doit permettre une expression plus directe… On sent bien que les habitants ont envie d’être partie prenante de la politique locale, d’être impliqués.
Et puis, il y a les hésitants, ceux qu’il faut convaincre. Il faut donc, dans le projet de notre équipe, trouver quelles sont les mesures auxquelles ils seront les plus sensibles, celles qui leur apporteront un « plus ». Ce matin, par exemple, une dame âgée qui me dit d’abord « oh, vous savez, ce sera à pile ou face ! ». Il faut alors lui parler de transports collectifs à la demande, de proximité entre les générations, de services d’aide à la personne. Et les arguments ne manquent pas ; ils viennent naturellement, pour une raison toute simple : notre projet est POLITIQUE. Ce n’est pas une simple énumération de mesures accumulées sans logique sinon celle de n’oublier personne. Il est fondé sur des valeurs identifiées et partagées : solidarité, développement durable, démocratie participative. Bien entendu, personne n’est obligé de les partager, mais cette dame m’a quitté en disant : « je voterai pour vous ». Merci.
Anne-Marie Keiser

