Samedi dernier, encore, nous étions nombreux, à quelques endroits passants de la commune (au marché, devant la poste ou les centres commerciaux…). Quel meilleur moyen en effet pour rencontrer les habitants ?  A chaque semaine ses messages…au rythme de la campagne. L’annonce des réunions de quartier, des soirées publiques, du programme ou de la liste.

  

Certains ne souhaitent pas prendre le document qu’on leur tend (ce matin nous avons même eu droit à un « Keiser, c’est pas français, çà… » !). D’autres s’en saisissent avec un sourire d’encouragement. Pour d’autres encore, le document devient prétexte à l’échange.

  

Une phrase ou deux pour faire passer un message, pour inviter à le relayer. Dire que non, malgré l’exemple désastreux que donne Sarkozy, « ils » ne sont pas tous pareils. Que chez les élus locaux, le souci d’agir pour tous doit être une priorité, que la proximité avec les électeurs doit permettre une expression plus directe… On sent bien que les habitants ont envie d’être partie prenante de la politique locale, d’être impliqués.

 
Et puis, il y a les hésitants, ceux qu’il faut convaincre. Il faut donc, dans le projet de notre équipe, trouver quelles sont les mesures auxquelles ils seront les plus sensibles, celles qui leur apporteront un « plus ».  Ce matin, par exemple, une dame âgée qui me dit d’abord « oh, vous savez, ce sera à pile ou face ! ». Il faut alors lui parler de transports collectifs à la demande, de proximité entre les générations, de services d’aide à la personne. Et les arguments ne manquent pas ; ils viennent naturellement, pour une raison toute simple : notre projet est POLITIQUE. Ce n’est pas une simple énumération de mesures accumulées sans logique sinon celle de n’oublier personne. Il est fondé sur des valeurs identifiées et partagées : solidarité, développement durable, démocratie participative. Bien entendu, personne n’est obligé de les partager, mais cette dame m’a quitté en disant : « je voterai pour vous ». Merci.
 

Anne-Marie Keiser 

2 commentaires déposés

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électeur a dit, 23 février 2008 à 10:14

A celui qui s’inquiétait de “où faire des logements sociaux”, ne pas refaire par exemple ce qui a été fait derrière chez BOUNIORD et en face de CANTIN il y a quelques années, sur une unité foncière qui appartenait au Repos Maternel. La mairie à cet endroit aurait pu avoir la volonté de faire du «logement social», on aurait pu alors parler «d’habitat social» vu le positionnement dans la ville proche de tous les services – mairie, commerces, à équidistance des écoles, sur l’axe principal etc… Or la mairie a laissé faire à un aménageur un lotissement pour personnes aisées voir très aisées, aménageur qui a d’ailleurs beaucoup fait sur la commune. Comment se fait il qu’un aménageur privé ait pu à l’époque se retrouver en possession d’une telle unité foncière ?
Pour dire que c’est juste une question de choix. Le débat est simple, il y a ceux pour qui : plus on se rapproche d’un centre ville, moins les opérations sont sociales même si les financements sont sociaux, voir entre Favard et Monjous, ou ceux pour qui il serait possible de faire du vrai social derrière Bouniord par exemple. C’est donc bien un problème de volonté.
Comme réponse ne pas nous redire ce que nous avons lu au sujet “de l’opération presbytère”.

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bernard a dit, 25 février 2008 à 23:02

Bonsoir électeur,
Si je comprends bien ,il semble que l’équipe municipale actuelle préfère priviligier les lotissements pour personnes aisées voir trés aisées ainsi que les promoteurs qui aident la commune (de quelle façon?)
Plusieurs opérations sont en cours de gestation au bourg, dans deux en ans environ, dans le secteur des Trois Tours… Si nous sommes élus, comptez sur nous pour que nous développions des programmes assurant la mixité sociale dans des projets à taille humaine où les promoteurs privés ne seront pas forcément les seuls à pouvoir intervenir.

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