Ces dernières semaines, M. Labardin a été mis face à la réalité, que chacun peut hélas constater : celle de l’état pitoyable de nombreux bâtiments du patrimoine communal : gymnases, salles de réunion, locaux associatifs. Certains, comme à la MJC Malartic sont fermés depuis plusieurs années car ne respectant pas les règles de sécurité. D’autres font honte à leurs visiteurs, comme les salles de Cayac. Sa réponse ? Pas de réponses. Les faits sont tétus…
Il choisit aujourd’hui de polémiquer en déplaçant le débat du terrain communal sur celui du Conseil Général. Dès lors il m’est difficile de répondre sans mélanger deux campagnes électorales que j’ai toujours voulu disjoindre, pour la clarté du débat et par respect pour mes concurrentes aux élections cantonales Anne-Laure Fabre-Nadler et Joelle Couderc. Cette perte de sang froid est révélatrice de l’inquiétude de mon adversaire quant à l’issue du scrutin municipal, mais aussi la vacuité de ses propositions. Le maire met en avant le fait que le Collège Mauguin est toujours en attente de rénovation. Cette rénovation est nécessaire, j’en suis convaincue. C’est pourquoi 5 millions d’euros ont été récemment votés par le Conseil général pour engager l‘opération. D’ores et déjà une pré-étude a été confiée à un cabinet d’architectes destinée à préciser le contour exact des interventions sur le bâti au regard des besoins et de la conformité pédagogique. Il faudrait, tout de même, que le maire de la commune se tienne informé. Une telle ignorance est navrante et même préoccupante de la part d’un premier magistrat.J’ajouterais simplement que, pendant mon mandat, la Conseil Général a lourdement investi à Gradignan, pour rénover totalement le Collège Monjous (pour un budget de 8 millions d’euros, investissement le plus lourd sur la commune depuis bien des années) et pour reconstruire la demi-pension du Collège Mauguin (pour un budget de deux millions d’euros). Le montant de ces dépenses est plus du double de celui revendiqué par M. Labardin pour l’entretien de l’ensemble du patrimoine communal sur les six années du mandat (580 000 euros en moyenne annuelle). La somme qu’il avance ne représente d’ailleurs qu’à peine plus de 2 % du budget communal… ceci explique sans doute cela. De plus, les travaux dans les deux collèges de la commune ont été programmés et menés à bien, alors même que le département compte plus de 100 collèges et que, démographie oblige, il en bâtit régulièrement de nouveaux.
Ces éléments de réponse étant apportés, permettez-moi de replacer le débat sur le plan municipal. Mis face au constat objectif de ses insuffisances, mon adversaire verse dans une polémique agressive sur la forme et mensongère sur le fond. Puisqu’il revendique « Gradignan d’abord », que n’a t-il mieux pensé à Gradignan ces dernières années ?
Quant à nous, si nous avons choisi de nous engager dans notre projet pour une programmation pluriannuelle de la réhabilitation du patrimoine communal, c’est que nous souhaitons aussi l’inscrire dans le cadre plus large d’une action politique communale éco-responsable, comme nous le détaillons par ailleurs.
Comme dans toute collectivité dynamique et tournée vers l’avenir il faudra :
- s’engager dans une logique d’économie d’énergie (chauffage, éclairage, isolation…), faisant appel à des techniques innovantes, - définir des objectifs de « qualité d’usage » pour chaque local, selon l’utilisation qui en est faite (les performances thermiques ou acoustiques, les caractéristiques des revêtements… dépendent des usagers – habitants, associations…- avec lesquels la concertation est indispensable),- mettre les usagers au centre de cette réflexion (même dans des locaux en bon état apparent, comme à Saint-Géry 2, les conditions d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite sont réellement catastrophiques),
- développer un « tableau de bord » des actions, où les priorités seront définies dans la transparence, selon des critères connus de tous.
Ce programme d’action sera mis en oeuvre dans le cadre de l’Agenda 21, dont il combine les trois préoccupations : environnementales, économiques et sociales.
Anne-Marie Keiser

