A la vue de l’inventaire des équipements sportifs de la ville que dresse le maire sortant, je ne pourrais que me réjouir que Gradignan possède tout cela. Mais alors, d’où vient la grogne des responsables d’associations que nous avons rencontrés ? Ceux-ci sont-ils tous de mauvaise foi et ont-ils à ce point une totale méconnaissance de leurs propres besoins?
Je voudrais être positif dès mon premier paragraphe, mais comme certains responsables associatifs me l’ont demandé, je me dois de commenter le tableau des équipements sportifs selon Michel Labardin.
Il y a, à Gradignan, 36 associations sportives dépendant d’une Fédération dont 7 clubs d’arts martiaux qui se partagent 3 dojos ; 2 clubs de foot, en ne comptant pas les Coqs Rouges qui possèdent leurs propres équipements. Ces clubs de foot se partagent 13 terrains ; enfin, 7 associations qui possèdent des équipements spécifiques non mutualisables.
Voilà donc comment de cette pléthore d’équipements, il ne reste plus, pour les autres associations sportives, que 3 salles à se partager. Je ne crois pas que nous rencontrons les mêmes dirigeants que M. Le Maire et j’arrêterai là mon commentaire.
Bien. Mais nous, qu’allons-nous faire si nous sommes élus ?
Tout d’abord, nous allons recevoir, une à une, TOUTES les associations sportives pour faire un inventaire de ce dont elles ont besoin et de ce dont elles disposent. Ensuite nous allons, en concertation avec ces associations, faire un audit des installations collectives et spécifiques, lorsqu’elles existent, en terme de normes fédérales et de sécurité correspondant à leur niveau de pratique sportive. Parallèlement à cela, nous allons rénover et réparer les équipements qui le nécessitent. Certains devront être totalement réhabilités. A ce sujet le maire sortant cite la somme de 580.000 € allouée à l’entretien de l’ensemble des bâtiments communaux.Combien de ces seulement 2% du budget de la ville vont à l’entretien des équipements sportifs ? Comme vous l’avez compris dans mon commentaire, il y a un manque évident d’équipements sportifs collectifs couverts ce qui impose à plusieurs associations des horaires d’entraînement difficilement supportables lorsqu’on doit travailler ou aller à l’école le lendemain. Nous allons donc mettre à disposition des associations, en dehors des horaires de cours et en accord avec le Conseil Général et le Conseil Régional, la future salle de sport du Collège Monjous financée par le Conseil Général et la salle de sport du Lycée des Graves, équipement certes communal mais financé par le Conseil Régional. A ce sujet Michel Labardin, qui se dit en contact permanent avec les responsables associatifs, est donc forcément au courant de leurs difficultés.Pourquoi n’a-t-il pas encore pensé à mettre à leur disposition cette salle « municipale » ? Vous avez aussi vu que notre programme est bâti autour d’un agenda 21 ce qui, pour nous, n’est pas un vain mot. Dans un agenda 21, il y a, à la base, la participation active de tous à la vie de la commune et donc aucune décision municipale concernant le sport ne pourra se faire sans concertation avec les associations. Nous allons donc mettre en place un vrai conseil sportif constitué de représentants de la municipalité et de représentants des sports collectifs et individuels de compétition, d’éveil et de loisir. Celui-ci aura à réfléchir aux améliorations à apporter en terme d’équipement, d’aide financière et de fonctionnement aux associations. Il devra aussi être un acteur incontournable de l’animation sportive collective de la ville, de la promotion du sport dans son ensemble, sans oublier le sport « hors club », et des talents sportifs gradignanais. Nous allons aussi, dans la future maison des associations, créer un lieu de rencontre, d’information et de mise en commun de moyens afin que les clubs soient, en partie, déchargés des tracasseries qui les empêchent de se consacrer entièrement à l’accueil de leurs adhérents. Nous allons aussi réfléchir ensemble à ce que pourra être un futur vrai service des sports avec des agents administratifs et techniques en nombre suffisant entièrement et exclusivement à la disposition de la vie sportive à Gradignan.
Sûrement que d’autres choses pourront se faire, mais cela ne se fera pas sans vous et sans vos propositions.
J’espère donc que ces quelques lignes vont susciter des réactions et des réflexions et enrichir un débat sur la vie et l’animation sportive à Gradignan dont nous avons été privés pendant de trop longues années.
Le 9 mars, nous comptons donc sur vous pour qu’enfin nous puissions imaginer et vivre différemment notre passion et notre engagement sportifs.
Jean-Marc Bonnefond

