Gradignan est une des communes les plus endettées de la CUB, si ce n’est  la plus endettée. On peut prendre les ratios financiers dans tous les sens, ils disent tous la même chose. Ainsi, à fin 2006, ce sont plus de 15 années d’autofinancement qui étaient nécessaires pour rembourser la dette financière. Autre chiffre simple à comprendre, l’encours de la dette par habitant à Gradignan s’établit à 853 €, contre 612 € en moyenne dans la CUB; Gradignan se place ici en 25° position sur 27. Notre commune présente, et de loin, la situation financière la plus dégradée de la CUB.  Naturellement, dès notre arrivée, nous ferons réaliser un audit des finances communales sérieusement mises à mal par le recours à l’emprunt rendu nécessaire, notamment,  pour le financement mal assuré de notre indispensable médiathèque. Ainsi, à l’heure où les fonds européens disparaissent, le maire avait prévu, de façon totalement irréaliste, en dépit de nos avertissements, qu’ils permettraient de financer le projet de façon significative. Il  a vite déchanté. C’est la dette qui a permis de combler le trou. 

L’endettement associé à des dépenses somptuaires croissantes ont induit l’accroissement  inévitable des taux de la fiscalité communale (+2,08% en 2002, +2,59%  en 2004 et +2% en 2006), en dépit des engagements pris par la majorité municipale lors de l’élection de 2001 et en dépit, encore, de cette supposée « gestion en bon père de famille », revendiquée par le maire et par son adjoint aux finances.

Cette progression de la fiscalité communale se traduit par des charges de plus en plus lourdes pour les foyers de notre commune.

Ceci expliquant probablement cela, avec 912 € par an et par habitant (hors dépenses du tramway), entre 2001 et 2006, Gradignan est la 26° commune aidée par la CUB sur 27. Gradignan ne fait pas suffisamment entendre sa voix à la CUB.  

Nous voulons pour notre commune une gestion raisonnée, transparente et volontariste. Nous saurons notamment, assurer la pause fiscale et profiter des leviers financiers offerts par la communauté urbaine, le conseil régional, le conseil général et l’Europe, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Dernière minute

Sur son site, le magazine Challenges (http://www.challenges.fr/business/20080221.CHAP1023731/le_palmars_des_villes_les_mieux_gres.html)  classe la gestion des 873 villes de plus de 10 000 habitants :

Cinq niveaux sont proposés : Très bien, Bien, Moyen, Peut mieux faire, Doit mieux faire.

Le classement obtenu par  la ville de Gradignan est « Peut mieux faire », soit l’avant dernière position.

Anne-Marie Keiser

4 commentaires déposés

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Pierre a dit, 3 mars 2008 à 8:49

J’ai vu aussi ce classement. Notons que Pessac et Mérignac obtiennent la mention “Bien”. Cherchez l’erreur !

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Denys a dit, 3 mars 2008 à 9:22

Où est donc passée la gestion de “père de famille” dont se targuait l’équipe en place ? Le classement des communes de Gironde montre qu’aucune n’est classée dans la dernière catégorie. Donc aucune n’est moins bien lotie que Gradignan. Et pourtant, les atouts ne manquent pas !

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Vincent L a dit, 3 mars 2008 à 15:10

Bjrs,
Moi perso, je n’aimerais pas vivre ni à Pessac ni à Mérignac !!!
Pessac / Mérignac = des barres HLM, de la circulation automobile, des zones industrielles… ouai, bof, je préfére 1000 fois vivre dans notre commune

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hélène EDITH-PIQUE a dit, 3 mars 2008 à 17:01

Je vais citer ici François Léotard, qu’on ne peut taxer de gauchisme : ” la dette , c’est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a choisi la béatitude…” …il faut gérer la déprime après ! et ce pendant de longues années.

Commentaires

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