Vous parcourez La campagne au quotidien

Nous avons, pendant de nombreux mois, écouté les gradignanais, porté un diagnostic sur les forces et les faiblesses de la commune, élaboré un programme détaillé et cohérent, rencontré des centaines d’habitants… et force est de constater que nous n’avons pas convaincu la majorité de nous confier la gestion de la commune pour les six années à venir.

La déception est grande, d’abord en raison des efforts engagés. Elle l’est surtout pour celles et ceux qui sont laissés au bord du chemin, ceux qui aiment Gradignan et voudraient y vivre autrement.

Naturellement, cette défaite nous interpelle. Nous devrons comprendre pourquoi un tiers des électeurs qui ont voté à gauche aux élections cantonales ont déposé un bulletin « Labardin » dans l’urne. Pourquoi ces 1 500 habitants « de gauche » n’ont pas osé s’engager dans une dynamique de progrès avec notre équipe.

Nous devrons agir, pendant ces six années, pour que le retard qu’a pris Gradignan dans plusieurs domaines ne s’aggrave pas, pour que la ville valorise beaucoup mieux ses atouts. Nous devrons convaincre qu’une autre politique est souhaitable. Nous ne renierons pas nos convictions, en dépit d’un contexte local favorable au pseudo-apolitisme. Nous soutiendrons les élus de la minorité municipale pour qu’ils portent avec compétence, courage et sérénité le débat au sein du Conseil Municipal, quelle que soit l’adversité.

Malgré la défaite et la difficulté de la tâche, les 3 590 voix qui se sont portées sur la liste « Gradignan Ensemble » seront notre moteur, notre source d’énergie. C’est avec vous et pour vous que nous nous engageons sur ce chemin semé d’embûches. C’est avec vous et pour vous que nous poursuivrons le travail engagé, porterons les valeurs d’équité, de solidarité pour ceux qui en ont le plus besoin et d’imagination créatrice.

Liste Gradignan Ensemble

Je voudrais, à l’avant-veille de ce premier tour, au nom de l’ensemble de mon équipe et en mon nom personnel, remercier tous ceux qui, parmi vous, nous  ont reçus chez eux, nous  ont encouragés,  ont dialogué avec nous  et qui sont venus écouter notre message. 

Le temps est passé très vite dans cette campagne riche en amitiés, intense en moments forts, efficace dans sons fonctionnement et dense en échanges et en rencontres.

Campagne riche en amitiés, tout d’abord. Les liens qui se sont créés entre les colistiers se sont tissés sur la base de convictions communes et sur la base d’un objectif commun, celui de rendre Gradignan plus belle, plus animée, plus solidaire, plus ambitieuse, plus inventive…   

Campagne intense car rythmée par des moments très forts, qui resteront, à jamais gravés dans nos mémoires. Ainsi, tous les grands ténors régionaux de la gauche (Président du Conseil Régional, Président du Conseil Général, Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Député de la circonscription…) ont fait le déplacement de Gradignan, à  la fois pour marquer leur engagement à nos côtés, mais aussi pour montrer que Gradignan ne peut plus avancer seule. Au-delà des grands élus régionaux, Ségolène Royal, en venant à Gradignan, en déplaçant de très nombreux Gradignanais, a montré l’enjeu formidable de l’élection municipale dans notre commune. 

Campagne efficace dans son organisation car nous avons joué collectif. En effet, au cours de cette période, chacun de mes coéquipiers a su trouver sa place, toute sa place. Je suis, en effet, persuadée que l’on est plus intelligent, plus efficace à plusieurs plutôt que tout seul. De plus, à aucun moment, nous n’avons perdu notre sang-froid, à aucun moment, nous n’avons versé dans l’outrance, et je m’en félicite. 

Campagne dense en échanges et en rencontres ; au cours de ces derniers mois, nous avons organisé douze réunions publiques (sans compter l’inauguration de notre permanence) ; nous avons été présents dans tous nos quartiers, soit au cours de réunions, soit en venant sonner à vos portes. Nous vous avons présenté notre projet, nous avons recueilli vos avis et vos doléances, mais aussi vos encouragements et votre soutien.  Une fois élu, sur la base de nos convictions, de notre projet et de vos analyses, nous agirons sans parti pris.

Nous avons mené, avec vous, une campagne heureuse…

 Anne-Marie Keiser

La campagne a offert de nombreux moments riches en amitiés, en dialogues et en espoirs. En voici un bref aperçu.


Gradignan Ensemble
envoyé par surfeurdijoncte

 Ce blog a permis les échanges d’idées, même s’ils ont parfois été un peu passionnés. Plus de 100 articles et près de cinq commentaires par article en moyenne, ont témoigné de la richesse du projet et la vitalité de la politique locale.

Dans le respect de la loi, aucun article ni commentaire nouveau ne sera publié sur le blog à partir de vendredi 7 mars à minuit, et jusqu’à la clôture du scrutin.

A bientôt.

Lisant le blog de Madame keiser, je découvre qu’un électeur cite mon nom.

Il est peut-être utile de rappeler certains faits. J’ai quitté le conseil municipal de Gradignan en 2003 parce que je n’approuvais pas, tant sur la forme que sur le fond, les changements entrainés par la démission de René Canivenc.

Depuis, je me suis abstenu de toute participation à toute forme d’action municipale. Par contre, je suis resté fidèle aux engagements associatifs qui sont les miens depuis de nombreuses années.

Animant une association à vocation sociale et humanitaire subventionnée par le Conseil Général, j’ai donc eu l’occasion de travailler avec Anne-Marie Keiser. Elle a suivi notre travail de très près, nous a défendu avec succès auprès des instances du Conseil Général. Elle a accompli ce travail avec constance et habileté, sans ostentation ni … parti pris.

Denis Ruggiu

Gradignan est une des communes les plus endettées de la CUB, si ce n’est  la plus endettée. On peut prendre les ratios financiers dans tous les sens, ils disent tous la même chose. Ainsi, à fin 2006, ce sont plus de 15 années d’autofinancement qui étaient nécessaires pour rembourser la dette financière. Autre chiffre simple à comprendre, l’encours de la dette par habitant à Gradignan s’établit à 853 €, contre 612 € en moyenne dans la CUB; Gradignan se place ici en 25° position sur 27. Notre commune présente, et de loin, la situation financière la plus dégradée de la CUB.  Naturellement, dès notre arrivée, nous ferons réaliser un audit des finances communales sérieusement mises à mal par le recours à l’emprunt rendu nécessaire, notamment,  pour le financement mal assuré de notre indispensable médiathèque. Ainsi, à l’heure où les fonds européens disparaissent, le maire avait prévu, de façon totalement irréaliste, en dépit de nos avertissements, qu’ils permettraient de financer le projet de façon significative. Il  a vite déchanté. C’est la dette qui a permis de combler le trou. 

L’endettement associé à des dépenses somptuaires croissantes ont induit l’accroissement  inévitable des taux de la fiscalité communale (+2,08% en 2002, +2,59%  en 2004 et +2% en 2006), en dépit des engagements pris par la majorité municipale lors de l’élection de 2001 et en dépit, encore, de cette supposée « gestion en bon père de famille », revendiquée par le maire et par son adjoint aux finances.

Cette progression de la fiscalité communale se traduit par des charges de plus en plus lourdes pour les foyers de notre commune.

Ceci expliquant probablement cela, avec 912 € par an et par habitant (hors dépenses du tramway), entre 2001 et 2006, Gradignan est la 26° commune aidée par la CUB sur 27. Gradignan ne fait pas suffisamment entendre sa voix à la CUB.  

Nous voulons pour notre commune une gestion raisonnée, transparente et volontariste. Nous saurons notamment, assurer la pause fiscale et profiter des leviers financiers offerts par la communauté urbaine, le conseil régional, le conseil général et l’Europe, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Dernière minute

Sur son site, le magazine Challenges (http://www.challenges.fr/business/20080221.CHAP1023731/le_palmars_des_villes_les_mieux_gres.html)  classe la gestion des 873 villes de plus de 10 000 habitants :

Cinq niveaux sont proposés : Très bien, Bien, Moyen, Peut mieux faire, Doit mieux faire.

Le classement obtenu par  la ville de Gradignan est « Peut mieux faire », soit l’avant dernière position.

Anne-Marie Keiser

Le numéro 2 du “Journal de campagne” du maire sortant vient de paraître. En rentrant ce soir, je l’ai découvert dans ma boîte aux lettres. On y retrouve tous les ingrédients de la recette du numéro un. Ce sont principalement l’agressivité et la mauvaise foi. L’une et l’autre se teintent d’ironie, ici ou là. Le maire sortant y pratique la dérision et même l’attaque personnelle.

Remercions Michel Labardin de nous aider à faire campagne. Les électeurs détestent la caricature, veulent de la rigueur dans l’argumentation, souhaitent de la mesure et du sérieux dans les propos. Le journal du maire sortant est aux antipodes de tout cela. Comment les Gradignanais peuvent-ils accorder crédit à pareille démarche ?

Aussi incitons-nous monsieur Labardin à poursuivre son entreprise : elle encourage les électeurs à se détourner de lui. A quand le numéro trois ?

Jean-Paul Jourdan

J’ai connu un style « Labardin » plus policé…

Aujourd’hui, il tourne à l’agressivité et à l’outrance. Les griefs pleuvent sur la candidate que je suis, sur son équipe et sur son projet. Désormais, il ne se passe plus un jour, sans qu’il ne publie sur son  blog de nouveaux articles qui sont autant d’exemples de la nouvelle attitude, de la nouvelle stratégie de mon opposant.

Elle est à la fois la marque d’une perte de sang froid et de la faiblesse du projet qu’il propose aux gradignanais.

Quand on n’a plus rien à dire, c’est à son adversaire que l’on s’attaque…Je regrette cette façon de faire ; j’avais espéré une campagne plus digne et plus dense en propositions alternatives aux nôtres.

Nous proposons un projet dense, ambitieux, solidaire et inventif pour Gradignan ; face à ce beau projet, nous ne trouvons que dérapages et contre-vérités grotesques et inefficaces.    

Anne-Marie Keiser

Segolene a gradignan

 

Encore une fois, nous avons créé un événement à Gradignan, au cours de cette campagne électorale.

Après la venue de Manuel Valls, Ségolène Royal était présente, aujourd’hui, à Gradignan, pour soutenir ma candidature, pour soutenir notre candidature.

Au-delà des encouragements qu’elle nous a prodigués, ses propos ont été fermes pour conspuer une droite toujours plus libérale. Elle a, fort justement, affirmé que l’élection municipale revêt un enjeu national; elle constitue une échéance politique décisive pour nous tous. C’est pour les français et les gradignanais le rendez vous de la vie quotidienne. Elle aura lieu dans un contexte de difficultés économiques pour le pays avec une croissance en panne et un pouvoir d’achat en berne. Elle a clairement affirmé que la droite au pouvoir, incapable de répondre à ces difficultés, a choisi d’opposer les citoyens les uns aux autres : salariés contre chômeurs, salariés contre retraités, Français contre immigrés ; de diviser le pays, banlieues contre centres villes, public contre privé, accession à la propriété contre logement social et réussite individuelle contre projet collectif.

Le rejet massif de cette politique pourrait bien avoir des effets décisifs à Gradignan, le 9 mars, dans cette ville où le maire a choisi le camp de la droite au pouvoir.  

Ségolène Royal était entourée d’Alain Rousset, de Gilles Savary, de P.Ducout et de B.Garrigou. La presse locale et nationale avait fait le chemin de Gradignan.

Ségolène Royal bénéficie d’une véritable ferveur populaire ; les gradignanais s’étaient déplacés très nombreux pour venir l’écouter, mais aussi pour m’apporter leur soutien. Leur gentillesse à mon égard, leurs mots amicaux sont des encouragements indispensables.

Il se passe, à Gradignan, des « choses » qui vont bien au-delà du frémissement et qui nous permettent d’espérer…pour qu’enfin « les lignes bougent » dans notre ville.

Segolene au local de campagne

Anne-Marie Keiser

NB: Faut-il que mon adversaire soit inquiet pour être aussi agressif, notamment sur son blog! Au-delà de l’inquiétude, il semble définitivement fâché avec les chiffres…Ségolène Royal est venu à Gradignan, hier. Elle  y est restée 35 minutes…

Les réunions publiques sont toujours une étape importante dans une campagne électorale.

Ce mercredi 20 février, les gradignanais étaient venus en grand nombre pour assister à la belle réunion que nous avions organisée. Cette présence importante est le signe de l’intérêt que les Gradignanais portent à ma candidature, à leur désir de faire « bouger les lignes » dans notre ville.

Tout au long de cette soirée, les messages d’amitié, de soutien et d’encouragement ont été nombreux; ils sont irremplaçables, dans ce contexte.

Plusieurs élus amis avaient souhaité me manifester leur soutien : les Vice- Présidents de la CUB, Max Guichard, Laure Curvale et son jeune Président Vincent Feltesse, mon amie Michèle Delaunay, tombeuse « nationale » de Juppé lors des dernières élections législatives et notre député Alain Rousset.

Vincent Feltesse, Président de la CUB a rappelé que le vote de Gradignan aura une influence sur le devenir de la CUB et sur le fait qu’une majorité de gauche et une majorité de droite ce n’est pas pareil ! Il a mis l’accent sur les avancées de la gauche (crédits multipliés par 13 pour le logement social, plusieurs centaines de millions d’euros récupérés en renégociant le contrat sur l’eau, politique de transports collectifs…). Il a rappelé la position de M. Labardin, systématiquement dans le camp de Juppé, y compris, récemment, pour refuser le budget 2008 et donc tous les projets communautaires, y compris celui des transports en commun, en dépit des promesses faites par le maire à Gradignan.

C’est à Alain Rousset qu’est venu l’honneur de conclure. Notre député et Président de région a souligné à la fois les atouts et le potentiel inexploité de Gradignan, en particulier dans sa relation à l’université et à l’innovation. C’est en expert qu’il s’est saisi de ces questions à Pessac et à la région et il a du apprécier notre programme sur ce volet, militant pour que le campus soit entouré d’une ceinture de villes innovantes… et de gauche !-

Un des moments forts de cette soirée fut celui où, à l’annonce de leur nom mes 34 colistiers m’ont rejoint sous les applaudissements du public. Cette équipe est unie, consciente des enjeux et de l’importance de convaincre, encore et encore…

Oui, la soirée fut riche, passionnée et heureuse. Il reste encore beaucoup à faire d’ici au 9 mars. Nous continuerons à proposer, à discuter, à argumenter sur la valeur et la cohérence de notre projet. Comme l’a souligné Michèle Delaunay, campagne heureuse rime avec campagne victorieuse. Et, il se trouve que nous menons une campagne heureuse !

S’il ne fallait retenir que deux messages de cette soirée, je retiendrais ces deux-là :

- Notre équipe a su faire naître une envie, un dynamisme collectif que l’on a senti autour d’elle toute cette soirée ;

- La mobilisation de tous amis présents ce soir là , montre que c’est dans une dynamique collective, avec les villes voisines, la CUB, le conseil régional et le conseil général que Gradignan aura les meilleures chances.

Anne-Marie Keiser

Ces dernières semaines, M. Labardin a été mis face à la réalité, que chacun peut hélas constater : celle de l’état pitoyable de nombreux bâtiments du patrimoine communal : gymnases, salles de réunion, locaux associatifs. Certains, comme à la MJC Malartic sont fermés depuis plusieurs années car ne respectant pas les règles de sécurité. D’autres font honte à leurs visiteurs, comme les salles de Cayac. Sa réponse ? Pas de réponses. Les faits sont tétus…

 Il choisit aujourd’hui de polémiquer en déplaçant le débat du terrain communal sur celui du Conseil Général. Dès lors il m’est difficile de répondre sans mélanger deux campagnes électorales que j’ai toujours voulu disjoindre, pour la clarté du débat et par respect pour mes concurrentes aux élections cantonales Anne-Laure Fabre-Nadler et Joelle Couderc. Cette perte de sang froid est révélatrice de l’inquiétude de mon adversaire quant à l’issue du scrutin municipal, mais aussi la vacuité de ses propositions. Le maire met en avant le fait que le Collège Mauguin est toujours en attente de rénovation. Cette rénovation est nécessaire, j’en suis convaincue. C’est pourquoi 5 millions d’euros ont été récemment votés par le Conseil général pour engager l‘opération. D’ores et déjà une pré-étude a été confiée à un cabinet d’architectes destinée à préciser le contour exact des interventions sur le bâti au regard des besoins et de la conformité pédagogique. Il faudrait, tout de même, que le maire de la commune se tienne informé. Une telle ignorance est navrante et même préoccupante de la part d’un premier magistrat.J’ajouterais simplement que, pendant mon mandat, la Conseil Général a lourdement investi à Gradignan, pour rénover totalement le Collège Monjous (pour un budget de 8 millions d’euros, investissement le plus lourd sur la commune depuis bien des années) et pour reconstruire la demi-pension du Collège Mauguin (pour un budget de deux millions d’euros). Le montant de ces dépenses est plus du double de celui revendiqué par M. Labardin pour l’entretien de l’ensemble du patrimoine communal sur les six années du mandat (580 000 euros en moyenne annuelle). La somme qu’il avance ne représente d’ailleurs qu’à peine plus de 2 % du budget communal… ceci explique sans doute cela. De plus, les travaux dans les deux collèges de la commune ont été programmés et menés à bien, alors même que le département compte plus de 100 collèges et que, démographie oblige, il en bâtit régulièrement de nouveaux.  

Ces éléments de réponse étant apportés, permettez-moi de replacer le débat sur le plan municipal. Mis face au constat objectif de ses insuffisances, mon adversaire verse dans une polémique agressive sur la forme et mensongère sur le fond. Puisqu’il revendique « Gradignan d’abord », que n’a t-il mieux pensé à Gradignan ces dernières années ? 

Quant à nous, si nous avons choisi de nous engager dans notre projet pour une programmation pluriannuelle de la réhabilitation du patrimoine communal, c’est que nous souhaitons aussi l’inscrire dans le cadre plus large d’une action politique communale éco-responsable, comme nous le détaillons par ailleurs. 

Comme dans toute collectivité dynamique et tournée vers l’avenir il faudra :

 -        s’engager dans une logique d’économie d’énergie (chauffage, éclairage, isolation…), faisant appel à des techniques innovantes, -        définir des objectifs de « qualité d’usage » pour chaque local, selon l’utilisation qui en est faite (les performances thermiques ou acoustiques, les caractéristiques des revêtements… dépendent des usagers – habitants, associations…- avec lesquels la concertation est indispensable),-        mettre les usagers au centre de cette réflexion (même dans des locaux en bon état apparent, comme à Saint-Géry 2, les conditions d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite sont réellement catastrophiques),

-        développer un « tableau de bord » des actions, où les priorités seront définies dans la transparence, selon des critères connus de tous.  

Ce programme d’action sera mis en oeuvre dans le cadre de l’Agenda 21, dont il combine les trois préoccupations : environnementales, économiques et sociales.

Anne-Marie Keiser

Samedi dernier, encore, nous étions nombreux, à quelques endroits passants de la commune (au marché, devant la poste ou les centres commerciaux…). Quel meilleur moyen en effet pour rencontrer les habitants ?  A chaque semaine ses messages…au rythme de la campagne. L’annonce des réunions de quartier, des soirées publiques, du programme ou de la liste.

  

Certains ne souhaitent pas prendre le document qu’on leur tend (ce matin nous avons même eu droit à un « Keiser, c’est pas français, çà… » !). D’autres s’en saisissent avec un sourire d’encouragement. Pour d’autres encore, le document devient prétexte à l’échange.

  

Une phrase ou deux pour faire passer un message, pour inviter à le relayer. Dire que non, malgré l’exemple désastreux que donne Sarkozy, « ils » ne sont pas tous pareils. Que chez les élus locaux, le souci d’agir pour tous doit être une priorité, que la proximité avec les électeurs doit permettre une expression plus directe… On sent bien que les habitants ont envie d’être partie prenante de la politique locale, d’être impliqués.

 
Et puis, il y a les hésitants, ceux qu’il faut convaincre. Il faut donc, dans le projet de notre équipe, trouver quelles sont les mesures auxquelles ils seront les plus sensibles, celles qui leur apporteront un « plus ».  Ce matin, par exemple, une dame âgée qui me dit d’abord « oh, vous savez, ce sera à pile ou face ! ». Il faut alors lui parler de transports collectifs à la demande, de proximité entre les générations, de services d’aide à la personne. Et les arguments ne manquent pas ; ils viennent naturellement, pour une raison toute simple : notre projet est POLITIQUE. Ce n’est pas une simple énumération de mesures accumulées sans logique sinon celle de n’oublier personne. Il est fondé sur des valeurs identifiées et partagées : solidarité, développement durable, démocratie participative. Bien entendu, personne n’est obligé de les partager, mais cette dame m’a quitté en disant : « je voterai pour vous ». Merci.
 

Anne-Marie Keiser 

Dans son programme, le maire sortant fait état de quelques chiffres qui traduisent son action aux affaires. Il recense par exemple le nombre de logements sociaux construits, le nombre de demandeurs d’emploi placés par la mairie, ou celui des enfants dans les crèches municipales.

Derrière les chiffres il y a des personnes, que nous rencontrons chaque jour, dans la rue ou lors de nos porte-à-porte. Les statistiques s’effacent alors et font place à des expériences vécues, qui révèlent souvent un air de déjà vu.

Ainsi, de cette jeune maman, perdant son emploi et forcée d’accepter un emploi déqualifié chez un commerçant du centre ville pour que son dossier de demande d’aide puisse suivre son cours. Son désarroi n’en fut que plus grand quand on lui intima en mairie que, puisqu’elle ne travaillait plus, son enfant n’était plus prioritaire en crèche !

Ainsi de ce jeune homme, cuisinier, qui rêve de devenir employé municipal mais craint de ne pas avoir les « bonnes relations » pour y parvenir.

Ainsi de cette mère dont le fils en difficulté a été placé « en stage » dans un établissement local, mais qui, consciente du caractère fragile de ce placement, n’ose pas revendiquer, de peur de perdre le peu qu’il a obtenu.

Ainsi de cet habitant de Barthez à qui l’on avait fait miroiter pendant de longs mois un logement aux Fontaines de Monjous et qui n’apprit que le soir de la commission d’attribution que d’autres avaient été choisis.

A chaque petite histoire, nous pouvons associer un visage, un nom, une adresse. Les mots de piston, de favoritisme, de clientélisme reviennent souvent. Ces histoires accumulées confirment qu’à Gradignan s’est mis en place au fil des années un système de gestion que l’on pourrait qualifier de « clanique » qui, pour n’être pas illégal est néanmoins source de rancœur et de détresse. Il permet aussi de rendre redevables de nombreuses personnes, qui de citoyens deviennent sujets.

Demain, à Gradignan, ce système devra disparaître. Qu’il s’agisse d’attribuer des places en crèche, des logements sociaux ou de placer des chercheurs d’emploi, nous mettrons en place des procédures totalement transparentes. L’opposition municipale participera à la mise en place des critères et aux commissions de choix. C’est notre volonté. C’est une des conditions de la réhabilitation du politique.

Chantal Blanc et Bernard Pillac

La lecture récente du blog de mon adversaire m’a laissée perplexe. Nous aurions eu du mal à boucler notre liste ! Faut-il lui rappeler que nous avons publié la liste dans la presse plusieurs jours avant qu’il ne poste son message sur son blog ? Faut-il lui rappeler qu’il la connaissait aussi tout simplement parce que la règle veut que, en tant que maire, il atteste l’inscription de chacun des colistiers sur la liste électorale?

 

En réalité, notre liste est quasiment « bouclée » depuis plus d’un mois, le plus difficile ayant été de trouver les meilleurs équilibres. J’ai souhaité que tous les quartiers de notre ville, que tous les âges, qu’un panel très ouvert de professions, que les associations de Gradignan y  soient représentés. 

 

Avant de publier cette liste, nous avons privilégié le programme, sur lequel nous avons longuement travaillé et qui a fait l’objet d’un premier document distribué dans les boîtes à lettres. J’ai voulu que la liste soit présentée dans un deuxième document, distribué séparément. Bien entendu, cela n’a été possible  que grâce à la mobilisation de nombreux militants, colistiers ou non, qui ne ménagent pas leur peine durant cette campagne.

   

Mercredi 20 février à 19 heures, à la salle de la Tannerie, les colistiers se présenteront aux habitants. Cette présentation sera symptomatique, elle aussi, d’une certaine manière de conduire les affaires municipales. Quiconque a pu assister aux diverses réunions publiques des deux équipes en concurrence aura noté une différence manifeste. D’un côté le maire parle seul, pendant que les colistiers, demeurent passifs et muets, même lors de la soirée au cours de laquelle ils ont été présentés. De l’autre, les discussions sont vives, animées, et chacun a la possibilité d’intervenir.  En effet, les compétences communales sont multiples, partagées, et je n’ai pas la prétention d’être omnisciente. Demain, au Conseil Municipal comme dans la gestion des affaires communales, la même logique prévaudra : je crois que nous sommes plus intelligents et plus efficaces à plusieurs que tous seuls. Bien entendu, le Maire orientera, arbitrera, et je ne m’en priverai pas. Mais, avant, chacun aura été écouté… et entendu.

 

Comme je l’ai déjà écrit, à propos du fonctionnement des blogs des deux candidats en lice, « Ce sont des choix qui correspondent, je le crois, à deux personnalités, mais aussi à deux conceptions de la démocratie locale : une démocratie vivante pour l’un ; une démocratie atone, pour l’autre ».   

Anne-Marie Keiser 

Même si depuis 2001, les militants et les élus ont, à plusieurs reprises, parcouru les différents quartiers à la rencontre des habitants, le rythme de la campagne électorale est différent.
De préférence à deux, nous allons donc sonner à leur porte. Une fois franchie la barrière de l’interphone et un premier échange réservé (personne ne s’attend à être dérangé chez soi), la discussion s’installe. Les échanges portent d’abord sur la présentation des candidats, des colistiers, des propositions du programme.

Mais ces contacts permettent avant tout d’écouter, de recueillir des avis. Au fil des discussions, les mêmes préoccupations reviennent (insuffisance des transports collectifs, manque d’animation, éloignement des élus, nuisances de voisinage…). Après quelques minutes, la confiance s’installant, les confidences sont plus précises. Les griefs sont alors plus directs, et les travers de l’action municipale sont souvent dénoncés. Les promesses non tenues, le favoritisme et le clientélisme sont souvent une source de rancœur. Elles contribuent hélas à la mauvaise image qu’ont les « politiques », en qui il est difficile de faire confiance.

C’est à nous de rebondir, d’expliquer que l’écoute et la démocratie participative seront à la base de notre action municipale. C’est à nous de convaincre que la transparence (dans l’attribution des logements ou des subventions, dans le « placement » des personnes en recherche d’emploi…) sera de mise, ne serait-ce que parce que nous associerons chacun, y compris l’opposition municipale, aux décisions.

Oui, le porte à porte prend du temps, d’autant plus que la discussion, une fois lancée, pourrait se prolonger longtemps. Il faut pourtant aller agiter d’autres sonnettes, convaincre d’autres habitants. Heureusement, demain, nous le souhaitons, cette discussion, cette écoute seront quotidiennes.

Denys Breysse

« Maire sans étiquette aujourd’hui, je le resterai demain avec mon équipe, en toute indépendance » ose affirmer M. Labardin dans son programme municipal.

Apolitique ? Indépendant des partis ?

Le Petit Robert donne de l’apolitisme la définition suivante : « qui se tient en dehors de la lutte politique ». M.Labardin serait-il « libre de toute dépendance ou appartenance politique » ?

Dans l’exercice de son mandat à la Communauté Urbaine de Bordeaux, M. Labardin est un fidèle serviteur de M. Juppé, dont il a rejoint la formation politique, et vote systématiquement comme son mentor. Parallèlement, à la même C.U.B., il vote contre les projets avancés par la gauche ! Il en est de même à Gradignan où il n’hésite pas à attaquer, à dénigrer, toute proposition défendue par la « minorité » qui avait recueilli 43% des voix en 2001 (au passage, notons l’utilisation péjorative du mot « minorité » pour désigner l’opposition de gauche comme si le terme d’opposition le gênait dans sa conception partisane de l’exercice du pouvoir).

La liste qu’il conduit aux Elections municipales de Gradignan comporte bon nombre de militants encartés dans les différents partis politiques de la droite française.
Sa liste est bien une liste de droite comprenant toutes ses composantes nationales.

Alors pourquoi se réfugier derrière le masque de l’ “apolitisme” ?

Parce que « notre ville - nous dit-il – est fière… reconnue et appréciée au-delà même de ses frontières ( ???)».

Ces mots traduisent à la fois une vision très clanique de Gradignan (en somme un village gaulois assiégé de toutes parts !) et le parti-pris partisan de son mode de gestion ! On peut dès lors comprendre pourquoi à Gradignan on refuse toute aide provenant des collectivités territoriales dirigées par la gauche, d’où des montages hasardeux se traduisant par une hausse des impôts subis par nos concitoyens : Gradignan est la ville la plus endettée de la Communauté Urbaine de Bordeaux et l’avant-dernière s’agissant des aides perçues hors tramway !

Mais au-delà de ces explications il y a, non avouée, la volonté de se dédouaner du tandem Sarkozy-Fillon responsable de la situation économique et sociale catastrophique de la France. On craint qu’à Gradignan les électeurs mécontents sanctionnent le pouvoir en place, et M.Labardin par la même occasion.

En effet les élections municipales constituent un enjeu national. On ne peut pas séparer les échelles locale et nationale. Il est évident que le résultat de ces élections permettra de peser ou non sur le cours de la politique gouvernementale. Ne nous y trompons pas. Les résultats, au soir de ces élections, seront interprétés comme un désaveu ou une acceptation des mesures antisociales prises depuis mai 2007.

La commune constitue un lieu où l’on peut créer et développer des barrages à la mise en œuvre de cette politique en faisant participer sa population à la défense de l’emploi et du service public, à la mise en œuvre d’actions concrètes pour lutter contre les risques climatiques, en développant le logement social respectant la mixité sociale, en accompagnant jeunes et seniors…

Oui ces élections sont politiques ! Oui la liste de M.Labardin est une liste de droite !
Oui en votant pour la liste de gauche menée par Anne-Marie Keiser nous pouvons donner à Gradignan un souffle nouveau !

Jean-Jacques Vierge

Une lettre anonyme circule dans Gradignan. Certains de mes colistiers l’ont reçue. J’en ai moi-même reçu un exemplaire.

Elle est très allusive ; elle est pleine de sous-entendus relatifs à des opérations foncières compliquées. Elle s’intitule « Comment construire, pas cher, sa maison ! ».

Je n’ai aucun doute. Cette prose confuse et nauséabonde va m’être ou va nous être attribuée, par pur calcul politicien. J’ai, d’ailleurs, entendu dire  que mon opposant, en présence de ses colistiers, l’a déjà fait.

Je tiens à dire, personnellement,  que nous  sommes totalement étrangers à cette affaire et que nous condamnons sans réserve de tels agissements, contraires à nos valeurs. 

Anne-Marie Keiser

L’engagement associatif est un engagement public.

L’engagement dans un mandat électoral, quel qu’il soit, est aussi un engagement public. 

Le responsable associatif s’engage pour être utile, dans le cadre d’un projet, qu’il souhaite partager.

L’élu s’engage pour être utile, pour être concret, pour donner du sens à l’action publique, dans le respect des autres et de ses convictions.  

La logique commune de ces deux engagements n’est plus à prouver. La présence de responsables ou de militants associatifs sur une liste municipale est à la fois naturelle et indispensable.

Naturelle, parce qu’ils ont l’envie et l’habitude de se mettre au service des autres, parce qu’ils ont la passion du “service public”.

Indispensable, parce que leurs talents, leur énergie et leur savoir-faire constituent des atouts essentiels pour la collectivité. 

C’est pourquoi, j’ai souhaité que de nombreuses  associations de Gradignan soient représentées sur la liste que je conduis, dans le cadre des élections municipales du 9 mars 2008.   

Anne-Marie Keiser

Le 6 février, une soixantaine d’habitants des quartiers Sud étaient venus écouter le Maire en campagne.

Il a d’abord affirmé « sa capacité de remise en cause, de regard critique » de la situation, qu’il a confirmés par l’exposé d’un « bilan excellent » quant à sa « vision équilibrée de l’espace » organisé par le PLU, les équipements de proximité et les infrastructures.

Sa présentation du projet Favard est plus qu’édulcorée. Il considère la ville « animée et festive », sur la base de la fréquentation de la médiathèque, du Solarium, et du musée de Sonneville .

On peut l’excuser d’un manque de clairvoyance, mais il faudra attendre quelques minutes pour le prendre en flagrant délit de mensonge. Il affirme que sa politique de logement n’altèrera pas l’environnement, surtout au Sud (tant pis pour les autres quartiers ?) au contraire de ses opposants qui veulent prélever des hectares sur les espaces boisés pour construire du logement. Je reste abasourdie de ce propos mensonger, inventé de toutes pièces dans l’unique but d’attiser les sentiments primaires et les méfiances. Sans doute une facette de la politique du PARTI PRIS.

Sur le sujet des transports, il expose ensuite deux projets de busway en site propre, présentant à la suite de celui qu’il a esquissé avec la CUB, le projet travaillé par l’équipe d’Anne-Marie Keiser à l’automne, sans bien sur dire qu’elle était l’origine de ce projet. Est-ce un instant d’absence ou une dissimulation délibérée ? Je me console en me disant, qu’avant même d’être élus, nous aurons contribué à faire avancer ce dossier et qu’Anne-Marie Keiser pourra, dans quelques semaines, compter sur l’appui de l’élu minoritaire Michel Labardin pour mieux le faire fructifier.

Le reste de la réunion s’est borné, pour l’essentiel, à faire passer pour des projets des promesses de la campagne précédente (giratoire de Cayac, parc relais au Pontet, salle pour la pelote basque…), à regretter les graffitis et à promettre le doublement des crédits pour la jeunesse.

Les habitants peu informés n’ont pas appris grand chose. Ceux mieux informés auront quelques raisons supplémentaires de voter Anne-Marie Keiser.

Anne Banvillet

Décidément, l’affaire des logements du quartier Favard provoque bien des remous. A ce moment du débat, il me faut, peut-être, réaffirmer des positions et les expliquer. Il me faut, aussi, contredire de la manière la plus catégorique  des propos qui circulent sur le blog de mon adversaire, mais qui sont, aussi, colportés par lui dans ses réunions de quartier. 

Oui, en effet, je l’ai écrit à plusieurs reprises, nous nous élevons contre la politique du maire de Gradignan en matière de logements sociaux. Aujourd’hui, alors que la loi SRU prévoit un minimum de 20% de logements sociaux pour les villes comme la nôtre, nous n’atteignons péniblement que 13,3 %. Autre chiffre qui atteste de l’inaction actuelle, les objectifs fixés pour Gradignan, par le Programme local de l’habitat de la CUB en matière de logement social n’ont été atteints qu’à la hauteur de 60 %, en 2006.

Ces chiffres sont révélateurs de l’incurie de la municipalité et de son manque de volonté pour un sujet aussi crucial. La pression du foncier est telle, qu’aujourd’hui nos jeunes vivent de plus en plus loin de notre ville. Cette situation induit, pour eux, une double peine : d’une part, celle de ne plus pouvoir vivre dans notre ville et d’autre part, celle d’avoir à faire face à des dépenses de transport toujours plus élevées, à l’heure où le prix de l’essence grimpe sans jamais vouloir s’arrêter.

 Oui, nous souhaitons, dans le respect de nos valeurs de gauche, pour nos jeunes, mais aussi pour les moins favorisés d’entre nous, des logements accessibles et de qualité dans notre belle ville. Mais nous souhaitons aussi que ces logements soient pensés en respectant une règle fondamentale, celle de la mixité sociale.

C’est pourquoi nous nous opposons au projet de Favard qui prévoit la construction, en un seul lieu, de 419 logements coincés entre la rocade et la maison d’arrêt. Pour nous donner une idée de l’ampleur du projet, récemment, l’ancien responsable du Service Urbanisme de la mairie comparait sa densité à celle du quartier Saint Géry, rien de moins.

 Par ailleurs, au-delà de la concentration, le quartier Favard n’est pas adapté, tant du point de vue des infrastructures routières que du point de vue des services publics pour recevoir un tel afflux de population estimé entre 1.500 et 1.800 personnes. Ce projet de 419 logements comprendra 220 logements conventionnés et donc 199 logements en accession à la propriété. Au passage, on notera que les prix de commercialisation de ces derniers se situent autour de 3.300 € le mètre carré. A ces prix, je crains que notre souhait de voir s’installer nos enfants sur notre commune n’est pas encore pour demain. Nous ne voulons pas de telle concentration de logements. Notre conception de l’aménagement urbain est bien différente ; je l’ai déjà écrit ; elle repose sur la mixité sociale.

Au lendemain de notre élection, pour combler notre scandaleux déficit, nous lancerons la construction de petits programmes locatifs (taille maximale de 100 logements), répartis de façon harmonieuse et équilibrée sur l’ensemble du territoire de notre commune.

Je lis sur le blog de mon adversaire que nous allons construire des logements dans  « une partie du Parc de l’Ermitage,…Mandavit…Saint Albe ». Dans ses réunions de quartier, mon adversaire répand les mêmes propos ridicules, absurdes et caricaturaux. De telles allégations datent d’une autre époque celle où on luttait contre son adversaire en le représentant « le couteau entre les dents ». De telles allégations sont révélatrices du refus du débat honnête, clair, serein, tout simplement démocratique. 

Nous aimons notre commune verte, bien entendu, nous ne la défigurerons pas, nous conserverons à nos parcs leur vocation, à laquelle nous tenons.  

Anne-Marie Keiser

Voilà bien une question qui m’occupe l’esprit depuis ce 30 janvier où j’ai pu lire en commentaire à mon soutien à Anne-Marie Keiser sur son blog de campagne :

« Monsieur Bonnefond,
J’espère que vous avez eu la délicatesse de démissionner de vos différentes fonctions dans les assos gradignanaises avant de vous engager sur la liste d’opposition de Mme Keiser. Ce serait dommage que la virulence de vos propos envers M. Labardin engage aussi le CEG. »

Tout d’abord, je dois l’avouer, ce commentaire m’a mis en colère. En effet comment garder son calme et son sang-froid, quand on est un homme de gauche, républicain convaincu, attaché au principe de liberté prôné par notre constitution, à la première lecture d’un texte digne du script du film « Le Parrain » ? Comment accepter ce conseil avisé de Roitillon d’état bananier ?

Et puis, avec la sagesse acquise après des années de vie publique, je me suis calmé et j’ai mis sur le compte de la fougue, de la jeunesse et de l’inexpérience de M. Paolo ces propos dont, je pense, il n’a pas pesé la portée ni pu même imaginer à quelle triste période de l’histoire de l’humanité ils faisaient référence.

Enfin nous sommes en campagne électorale, et je sais, pour avoir vécu cela maintes fois par le passé, comment l’esprit partisan de certains peut leur faire tenir des propos qui, j’en suis sûr, dépassent leur pensée.

Cela dit, je vais tout de même répondre à M. Paolo et, en premier lieu, pour le rassurer. J’ai effectivement démissionné du poste de Président du CEG que j’occupais depuis juin 2000 et ce depuis le mois d’octobre 2007. M. Paolo, c’est bien étonnant que M. Labardin et son équipe, tant au fait, soi-disant, de la vie des associations de leur commune, ne vous l’aient pas dit avant que vous rédigiez votre commentaire.

Je tiens, par la suite, à préciser que mes propos n’ont rien de virulent envers M. Labardin. Ce ne sont que des constats objectifs, et si vous vous intéressiez un tant soi peu à la vie associative et au patrimoine de notre commune, vous ne pourriez, je pense, à part d’être de mauvaise foi, ne constater que les mêmes choses. Mais, peut-être cela est uniquement dû au fait que vous ne vous ne vivez dans notre commune que depuis très peu de temps.

Je n’ai, d’ailleurs et je m’en suis même bien gardé, jamais cité le nom de M. Labardin. Le constat que je fais est le résultat du travail d’une équipe municipale en place depuis bientôt huit ans. M. Labardin est le maire de la commune et je tiens quand même à vous informer, car peut-être ne le savez-vous pas, qu’il a pris ces fonctions à cause de la démission à ce poste de M. Canivenc. Peut-être que deux ans et demi auparavant il ne voulait pas de cette charge et que c’était avec plaisir, je pense, qu’il avait laissé alors sa place au Maire sortant. Il a donc été élu, peut-être par défaut, par des conseillers qui aujourd’hui l’entourent, et je ne peux donc bien évidemment pas savoir qui du maire ou de ses conseillers sont responsables des faits que je relate dans mon soutien. Ce ne sont que des faits et rien que des faits, c’est tout.

Je vais arrêter là ma réponse et je fais confiance à M. Labardin, que vous supportez et avec qui j’ai pu travailler depuis bientôt six ans, pour être quelqu’un d’assez intelligent, intègre et respectueux de notre constitution pour ne pas donner dans ces pratiques d’un autre siècle.

Je me permettrais toutefois de donner ce conseil amical à M. Labardin : veuillez, s’il vous plait M. le Maire, contenir dans leurs propos les gens qui vous soutiennent, afin tenir hors de la fange dans laquelle ils voudraient l’entraîner le débat municipal.

Jean-Marc Bonnefond

Il y a quelques temps, déjà, que je souhaitais écrire quelques lignes relatives à la pratique des blogs dans cette campagne des élections municipales à Gradignan.

Quiconque parcourt les deux blogs (celui de M. Labardin ou le mien) comprend vite. Le mien foisonne d’idées et de commentaires. L’autre véhicule des lieux communs lisses et “sirupeux”. Ce sont des choix qui correspondent, je le crois, à deux personnalités, mais aussi à deux conceptions de la démocratie locale : une démocratie vivante pour l’un, une démocratie atone pour l’autre.

Mes amis adressent régulièrement des commentaires aux articles qui sont publiés sur le blog de M. Labardin, mais en vain. Le modérateur à la « main lourde ». Il est plus proche d’un censeur que d’un modérateur. Pour ce qui me concerne, j’ai la franchise de dire que l’on ne peut pas tout laisser passer. Mais sauf cas d’insultes ou de diffamations, nous n’avons aucun état d’âme, tout peut être publié.

Aujourd’hui, j’ai vraiment envie de réagir à la lecture de deux commentaires que mon adversaire a laissé « passer » ; notons que comme d’habitude, ils lui sont favorables.

Le premier est daté du 23 janvier et signé de l’adjoint à la sécurité, M. Alain Bertin. Il écrit « le canton tombe dans le sectarisme d’une dame qui ne fait rien ou si peu pour sa commune ». La dame c’est moi. Vous avez remarqué que, par respect pour mes amis qui présentent des candidat(e)s  aux élections cantonales, je n’ai jamais mélangé les deux élections (cantonales et municipales). Mais à ce niveau de débat, je ne peux que réagir. J’invite M. Bertin à visiter le collège Monjous, j’invite M.Bertin a prendre connaissance des projets architecturaux du Conseil Général pour le collège Mauguin, j’invite M.Bertin à découvrir la qualité du travail social accompli par la Maison Départementale de Solidarité et de l’Insertion de Gradignan, j’invite M. Bertin à lire le Contrat Opérationnel du Contrat de Développement Durable que le Conseil Général a voté pour Gradignan en 2007…J’invite tout simplement M. Bertin à un peu moins de sectarisme et à un peu plus d’ouverture d’esprit.

Le deuxième commentaire est daté du 22 janvier ; il est signé par un certain Antoine Graborge qui se cache derrière un pseudonyme. M. Graborge fait allusion avec beaucoup de fautes d’orthographe au demeurant, à une personne qui habiterait « une maison de 400 m² sur 8.600 m² de terrain ». Je crois me reconnaître… Je réponds à M. Graborge que ma maison, je l’ai achetée en 1993 au prix du marché de l’époque…contrairement à d’autres.

Je note que la campagne prend une tournure nauséabonde, tout cela avec l’onction de M. Labardin. 

Anne-Marie Keiser

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