Dans son « Journal de Campagne » du 29 février, M. Labardin dénonce notre projet de télévision sur Internet. Il nous accuse de la vouloir dans un souci de « narcissisme », pour nous admirer lors du Conseil Municipal.
Répondons en trois points :
- rendre accessibles à tous les gradignanais les débats du Conseil Municipal nous paraît un acte essentiel pour la vie citoyenne. Pour des raisons diverses, il est rare que plus d’une dizaine de personnes assistent aux débats en direct. Ces débats seront ainsi accessibles à tous, archivés et consultables à tout moment. La transparence le gênerait-elle ?
- les habitants, leurs associations profiteront d’un outil qui améliorera leur lisibilité et leur efficacité. Après une phase d’apprentissage et de mise en route collective, chacun pourra, dans le respect d’une charte, mettre à disposition de tous les ressources qu’il souhaitera : reportages sur des expositions, extraits de spectacles, de manifestations sportives ou moments de convivialité. Cela permettra aux associations de faire mieux connaître leurs activités, d’attirer un nouveau public…
- la télévision profitera aussi à l’image de la ville, qui pourra l’utiliser pour sa communication auprès de ses partenaires et en faveur de ses actions (fêtes communales, actions des commerçants, initiatives des entreprises…). Elle sera un relais témoignant du nouveau souffle de Gradignan.
La télévision pourra à la fois diffuser en direct (mais pas de manière continue !) et servir de base d’archives vidéo pour la vie de la commune. M. Labardin dénonce les moyens nécessaires. Mais là encore, il est victime de sa conception verticale du pouvoir et de la communication. Au-delà de moyens techniques limités (un caméra, un serveur et une connection internet pour émettre) et de compétences de base qui sont déjà disponibles au sein du personnel municipal (et nous parions qu’ils ne manqueront pas d’être intéressés), il faut bien comprendre que l’essentiel du « travail » reviendra aux acteurs eux-mêmes : aux habitants de Gradignan qui feront vivre cet outil collectif.
« Personne n’ose se lancer sur un tel projet » écrit encore M. Labardin. Qu’il aille donc en discuter avec le Maire de la Blanquefort, Vincent Feltesse, qui a doté sa commune d’un si bel outil, pour le plaisir et dans l’intérêt de ses administrés ! Qu’il aille voir ce qui se fait à Barsac, commune de 2000 habitants ! Qu’il aille en discuter avec notre voisin, l’actuel Maire de Talence, qui l’inscrit dans son programme municipal !
Peut-être que la principale raison des réticences de M. Labardin, c’est tout simplement son comportement en Conseil Municipal : le rende visible à tous, voilà ce qui l’inquiète…
Denys Breysse